Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Après l’accouchement – ce qu’on ne nous dit pas (toujours)

C’est un sujet qui me tient beaucoup à cœur : l’après-accouchement ! Je trouve qu’on en parle beaucoup trop peu et que c’en est presque devenu (à tort) un sujet tabou… J’aimerais bien lever le voile sur la réalité des premières semaines après l’accouchement. Oui, tout le monde sait qu’avoir un bébé c’est merveilleux, qu’une jeune mère est dans la joie, bla bla bli, bla bla bla… Mais qu’est-ce qui se passe vraiment dans le corps et la tête des jeunes mamans ?

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Je ponctuerai cet article de photos de moi et mes bébés pendant ces premières semaines, sans forcément de lien avec les paragraphes, mais pour aérer tous ces blocs de texte. Ici, la première photo de William et moi !

Je vous ai posé la question sur Instagram et Facebook et j’ai regroupé vos réponses ici. Futures mamans, ne prenez pas peur, cet article n’a absolument pas pour but de vous rebuter ! Simplement de prévenir de ce qui PEUT arriver pendant cette période hors-du-temps. Vous n’expérimenterez sans doute pas tout ça, mais je crois sincèrement que mieux on est préparées à ces éventualités, mieux on les accueille et on les traverse.

Alors, qu’est-ce qui peut être difficile à vivre (surtout si on ne s’y attend pas) après l’accouchement ? Sans ordre particulier, voici ce que vous aviez à dire :

 

PHYSIQUEMENT

  • La mise en place de l’allaitement (ou les montées de lait, même pour les femmes qui n’allaitent pas).

    • L’allaitement est naturel, mais ça ne veut pas dire qu’il se met en place facilement pour tout le monde… C’est normal pour un nouveau-né de téter très (très) souvent, c’est normal d’avoir des doutes, d’avoir des périodes où on a l’impression de ne plus avoir de lait, d’autres ou on pourrait nourrir la Terre entière… Malheureusement tous les professionnels de santé ne sont pas très au point sur les difficultés qu’on peut rencontrer, alors n’hésitez pas à vous tourner vers un consultant en lactation et à vous renseigner un maximum sur le sujet pour ne pas être prise au dépourvu (par exemple sur le site de la Leche League ou la chaîne Youtube de Apasdemoa).
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En train d’allaiter Ezra

 

 

  • La fatigue extrême

    • Il y a les réveils nocturnes bien-sûr, souvent nombreux, qui deviennent de plus en plus difficiles quand ils s’accumulent… Certains bébés dorment très bien la nuit, d’autres pas, c’est un peu au petit bonheur la chance ! Mais il y a aussi parfois l’angoisse de la jeune maman qui l’empêche de dormir même quand son bébé, lui, dort à poings fermés… Est-ce qu’il va bien ? Est-ce qu’il respire ? Est-ce que je suis une bonne mère ? On a tous BESOIN de sommeil pour fonctionner correctement, alors un manque chronique peut avoir un réel effet dévastateur. Pour y remédier, il n’y a pas 36 solutions : il faut dormir ! Et si ça implique de demander de l’aide à quelqu’un en journée pour pouvoir faire la sieste, c’est important d’oser le faire.

 

  • Les douleurs liées à l’accouchement

    • Elles sont plus prononcées en cas de césarienne, épisiotomie, forceps, … Parce qu’évidemment, plus un accouchement est physiologique et moins il y a d’interventions et de complications, plus le rétablissement sera rapide. Mais même pour les naissances faciles, un accouchement, ça reste une véritable épreuve physique pour le corps ! Il n’est pas anormal d’avoir des courbatures, des petites baisses de tension, des hémorroïdes, et d’autres douleurs physiques liées au passage de bébé… On a souvent plus de difficultés à se lever (surtout en cas de césarienne, mais pas que), s’asseoir, marcher, se déplacer… Tous ces gestes simples peuvent paraître une épreuve ! Le meilleur moyen d’aider son corps à guérir, c’est de ne surtout pas chercher à en faire trop. Après un marathon, on prend soin de soi : on se repose, on n’hésite pas à demander de l’aide, on nourrit son corps sainement… Toutes ces petites choses peuvent aider 🙂
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Après une grasse mat’ avec Eden

 

  • Les saignements (lochies)

    • Attention, après l’accouchement, c’est le raz-de-marée ! L’intensité et la durée des saignements varient selon les femmes (et le type d’accouchement), mais on parle d’une quantité bien plus importante que celle des règles. Pensez à vous équiper en protections hygiéniques, et n’ayez pas peur de prendre des « super méga ++++++++ ultra absorbantes » qui ressemblent à des couches – c’est pas glamour, on sait, mais c’est tellement plus confortable que de se retrouver avec des fuites toutes les heures parce qu’on n’avait pas prévu de saigner autant. Il est normal de passer des caillots aussi, et on peut être surprise de leur taille ! Les saignements s’estompent après les premiers jours mais peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines (il paraît que c’est six en moyenne !), et ils reprennent facilement quand on en fait trop, alors… une fois encore, il est important d’écouter son corps et de se reposer 🙂

 

  • Les effets secondaires des anesthésies

    • La péridurale c’est souvent magique quand on est en plein travail et que la douleur des contractions devient ingérable… Mais il existe des effets secondaires sur lesquels on n’insiste pas beaucoup. Pourtant, ils sont bien présents, et si toutes les femmes n’en font pas l’expérience, d’autres souffrent  pendant longtemps de ces « petits » maux ! Migraine, mal de dos, engourdissement des jambes, hémorragie, réaction allergique, et même choc anaphylactique… Oui, la plupart sont rares, et ça ne veut pas dire qu’il ne faut absolument pas faire le choix de la péridurale, mais c’est bien de faire son choix en toute connaissance de cause. Il existe d’autres types d’anesthésie qui ont aussi leurs propres effets secondaires, notamment la rachianesthésie souvent donnée pour une césarienne qui a tendance à rendre les mamans nauséeuses. Ce n’est pas très drôle de ne pas pouvoir prendre son tout nouveau-né dans les bras parce qu’on est trop occupée à vomir… Bien-sûr ce n’est pas quelque chose qu’on peut choisir d’éviter puisque chacune réagit différemment aux différentes drogues utilisées. Mais si ça arrive, pas d’inquiétude : acceptez les prises en charge qu’on vous offre et soyez réconfortée dans l’idée que vous n’êtes pas seule et que, dans la majorité des cas, ça finit par aller mieux.
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Après l’accouchement d’Ezra, complètement assommée par les effets secondaires de la rachi-anésthésie (je ne me souviens même plus de cette photo)

 

  • Les tranchées

    • Les tranchées, c’est le joli nom qu’on donne aux contractions post-accouchement, celles qui aident l’utérus à se remettre en place. Certaines femmes ne les sentent pas du tout, pour d’autres la douleur est pire que le travail en lui-même ! (Les douleurs empirent souvent avec le nombre de bébé) Oui, c’est possible d’avoir accouché, d’avoir son bébé dans ses bras, et de souffrir encore des contractions pendant quelques jours… Les tranchées sont souvent plus douloureuses pendant les tétées. Il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire pour éviter ça (en vérité c’est une bonne réaction du corps), mais il y a des astuces qui peuvent aider à supporter la douleur : une bouillotte, un bain bien chaud, une respiration gérée (comme pour les contractions de travail en fait…), et si vous le souhaitez, des anti-douleurs… Courage, ça ne dure que quelques jours, et c’est signe que le corps se remet en place !

 

  • Les changements corporels

    • Ils s’améliorent en général avec le temps mais ne se remettent pas toujours complètement : ventre flasque, vergetures, cicatrices, seins de taille et forme différentes… On peut avoir encore l’air enceinte en ayant tout juste accouché ! Non, vous n’êtes pas une extraterrestre si c’est le cas. Si vous avez accouché par voie basse, libre à vous de regarder l’état de votre petit jardin fleuri (je parle de la vulve, pour celles qui préfèrent utiliser les termes corrects), mais attention, ça peut choquer…  C’est normal d’être enflée, d’avoir des bleus, des cicatrices, d’avoir l’impression que rien ne sera plus JAMAIS comme avant. Pourtant notre corps est vraiment bien formé et dans la majorité des cas, le temps fait très bien son travail. En cas de césarienne il y a aussi la petite poche créée par la cicatrice qui peut gêner les mamans… Soyez gentilles avec vous-mêmes et rappelez-vous que c’est le lot de toutes les mères !

 

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Eden – après avoir passé neuf mois dans le ventre, elle se repose… SUR ce même ventre 🙂

 

  • Les premières fois aux toilettes

    • Ce n’est pas douloureux pour tout le monde mais ça peut faire peur ; après tout ce qui vient d’arriver, notre corps supportera-t-il un nouveau passage aux toilettes ? (spoiler : oui). Un bébé est beaucoup beaucoup plus gros que des selles, alors en théorie, pas d’inquiétude à avoir ! Toujours est-il que ça peut être vécu comme un rite de passage un peu stressant pour certaines mamans… La peur d’avoir mal, que ça brûle (la sensation de l’urine sur une plaie), que « ça » ne va jamais tenir en place si on force trop… Pour la sensation de brûlure on peut s’aider d’une petite bouteille d’eau tiède ou simplement faire pipi sous la douche ! (Non ce n’est toujours pas glamour, mais enfin, osons le dire, ce n’est pas comme si on était seules à vivre ça !)

 

  • La rééducation du périnée

    • Bon et puis, une grossesse, un bébé, ça appuie sur le périnée, et parfois ça peut faire des dégâts. Certaines femmes peuvent avoir des fuites pendant quelques temps après l’accouchement, surtout quand elles toussent, éternuent, … Pour ça il existe (en France en tout cas) la rééducation du périnée. Choisissez bien votre accompagnateur.ice car il existe plusieurs méthodes et que toutes ne vous conviendront peut-être pas. En tout cas, si vous souffrez d’une faiblesse du périnée, sachez que ce n’est pas irréversible et que si vous contractez régulièrement (et correctement) vos muscles, vous avez de grandes chances de remuscler tout ça 🙂 En attendant, les protections hygiéniques sont là pour vous rassurer si besoin !

 

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Confortablement installée, câlin avec bébé Noé

 

  • Le manque d’appétit / avoir faim tout le temps

    • Et oui, on n’est pas toutes égales sur ce point-là ! Certaines d’entre vous disent avoir été surprises de ne plus avoir le goût de manger et de devoir se forcer, d’autres au contraire disent avoir eu du mal à se retenir… Que vous fassiez partie de l’une ou l’autre catégorie, ça peut être déstabilisant d’avoir (ou de ne pas avoir) ces pulsions-là. Quoi qu’il en soit, c’est vraiment un gros plus pour le corps (et donc pour la remise en forme post-accouchement) de manger sainement autant que possible… Sans exclure les petits plaisirs bien mérités évidement 🙂

 

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Je découvre mon premier bébé !

 

ÉMOTIONNELLEMENT

  • La solitude, l’isolement

    • On est des centaines de milliers à passer par là chaque année (en France seulement !), et pourtant, ça n’empêche pas toujours ce drôle de sentiment de solitude qui nous envahit après la naissance ! Passés les « félicitations » bien intentionnées, on peut se retrouver soudainement bien seule dans une période finalement pas facile au quotidien… Comme si le monde se désintéressait soudainement de nous. Et sur le même ordre d’idée, il y a aussi :

 

  • L’impression de n’exister qu’en tant que mère

    • On a passé neuf mois (environ) à porter la vie, on a accouché, on est complètement chamboulée… Et tout le monde nous demande « alors, comment va le bébé ? » Il va bien, merci, mais… et moi ? Et à part prendre soin de mon bébé, je sers à quoi en fait ? Nourrir son bébé, changer des couches, câliner, rassurer, donner des bains, … Les premières semaines sont vraiment prenantes pour une jeune maman, alors on peut vite avoir l’impression de passer son temps à ne faire que ça. Et si c’est le cas, la culpabilité, l’impression de ne pas se reconnaître : je suis où MOI dans tout ça ? Vais-je me retrouver un jour ? La réponse est OUI ! Mais ça paraît parfois tellement lointain qu’on se demande si c’est vraiment possible.

 

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J’ai perdu mon lit… Cododo avec Noé et Eden

 

  • La déception de ne pas avoir vécu l’accouchement rêvé

    • C’est tellement courant, même pour des naissances qui se sont finalement bien passées. On se fait toute une idée de l’accouchement, on en rêve, on se l’imagine, et même quand on s’imagine aussi d’autres scénarios possible… l’accouchement se passe comme il se passe et rarement comme on avait prévu ! On le sait, c’est imprévisible, c’est le corps qui décide (et bébé aussi), alors pourquoi on culpabilise ? Les mamans, que vous ayez accouché chez vous en une heure et sans douleur, ou que vous ayez eu une césarienne en urgence après des jours de tentative de déclenchement inefficace : vous avez accouché, et vous êtes des superhéroïnes ! Mais c’est tout-à-fait normal de regretter que les choses ne se soient pas passées comme on l’aurait espéré, et c’est important de le reconnaître. A l’entourage : ne balayez pas ces impressions comme si ce n’était rien. Les mères ont besoin d’être entendues.

 

  • Le manque de la grossesse

    • Même après avoir vécu une grossesse difficile, et après avoir souhaité qu’il arrive vite, ce bébé !… Il est courant de ressentir comme un manque une fois que cette aventure est finie. Bébé est là, c’était bien tout le but de ces derniers mois mais… Le ventre paraît soudainement incroyablement vide. On peut avoir un petit pincement au cœur en voyant d’autres femmes enceintes (qui elles n’en peuvent plus et rêvent d’avoir leur bébé dans les bras). C’est un peu irrationnel, mais c’est une réalité pour beaucoup de femmes.

 

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En peau-à-peau avec Noé

 

  • En cas d’accouchement prématuré ou de complications, la séparation avec son bébé

    • Être incapable de câliner son enfant, de le porter, de le nourrir, de lui prodiguer les soins dont il a besoin… C’est très dur pour une maman ! Et si ça dure, et s’il y a des grands frères et sœurs, il arrive qu’on soit obligée de laisser bébé à l’hôpital quelques heures pendant qu’on retourne à « l’autre vie ». Comment maintenir le lien avec son bébé quand il y a une rupture physique ? Être en contact avec des familles qui sont passées par là, avoir un bon soutien de l’entourage, et surtout ne pas culpabiliser (plus facile à dire qu’à faire…), c’est déjà un bon début. Tout le reste… Ça se fait petit à petit.

 

  • Ne pas ressentir de bouffée d’amour immédiatement

    • Parfois l’amour inconditionnel arrive dans un flot d’émotion dans la seconde où le bébé naît, comme une évidence… et parfois non ! Il faut du temps à certaines pour apprendre à connaître leur bébé et à apprivoiser leur rôle de maman. Ça peut être lié à plein de choses, ça peut être juste « comme ça », mais ce n’est rien d’inhabituel et il n’y a pas à s’en cacher. Ça a été mon cas pour Eden, et j’en ai parlé ici. Et même si ça prend du temps, l’amour finit toujours par gagner !

 

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Eden (quelques heures, jours ?)

 

  • Se sentir perdue, dépassée

    • On a pensé à se renseigner sur la grossesse et l’accouchement, et on a entendu plein de témoignages… mais justement, sur cette période post-partum, on ne sait pas grand-chose. Maintenant, le bébé est là, et… on fait quoi maintenant ? Les gestes de maman ne viennent pas forcément naturellement pour tout le monde. On ne sait pas toujours comment tenir un nouveau-né si c’est le premier par exemple. Et quand on a acquis les premiers soins, reste à savoir comment on souhaite élever son enfant. Le faire dormir avec nous ou pas ? Est-ce que ça vaut le coup d’investir dans le dernier matériel de puériculture à la mode ? Pourquoi c’est si compliqué de faire un nœud d’écharpe alors que ça a l’air si facile pour les autres ? Bref, il y a 1001 (mauvaises) raisons de se sentir inadéquate.

 

  • Le baby-blues

    • Et enfin, on en entend un peu plus parler, mais qu’est-ce qu’on sait vraiment du baby-blues ? C’est une sorte de gros coup de mou qui peut arriver dans les jours qui suivent l’accouchement. C’est en grande partie lié à la chute d’hormones soudaine, alors c’est difficilement évitable (même s’il est possible de ne pas y passer). C’est très commun, mais ça ne rend pas ça plus facile à vivre ! On se sent d’un coup complètement vide, triste, les larmes coulent à flots, et on ne sait même pas pourquoi… Ça peut même surprendre l’entourage (« mais tu as tout pour être heureuse, tout va bien ! ») mais ce n’est pas quelque chose qu’on choisit d’avoir et il est encore une fois important de se faire grâce, d’accueillir ses émotions et de faciliter ce passage émotionnel difficile en se réservant des petits plaisirs. Prendre un bain, rester en pyjama (ou au contraire se maquiller, prendre soin de soi), lire un nouveau livre acheté exprès pour l’occasion, acheter (ou plutôt se faire acheter !) son dessert préféré, … faites ce qui VOUS fait du bien. Vous le méritez ! (Note importante : le baby-blues n’est pas sensé durer plus de quelques jours. Si ça ne va toujours pas mieux après une période un peu plus longue, parlez-en à quelqu’un ! C’est plus rare, mais ça peut vite évoluer en dépression post-partum, et ça c’est beaucoup plus dur d’en sortir seule.)

 

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Avec Ezra le lendemain de sa naissance – la première fois que j’ai pu le tenir véritablement dans les bras

 

En Angleterre, on parle de cette période post-partum avec moins de tabou qu’en France et ça porte même un nom : le quatrième trimestre ! Je trouve cette appellation vraiment juste. Une grossesse, c’est trois trimestres, mais ça ne s’arrête pas là : il y aussi l’après qu’il ne faut pas négliger, et ça aide énormément de se dire que les trois premiers mois qui suivent l’accouchement sont le prolongement de la grossesse et l’adaptation à une nouvelle vie plutôt qu’un démarrage soudain qui devrait être automatiquement parfait. Je fais partie des femmes qui veulent entendre parler plus de ce quatrième trimestre, alors je n’hésiterai pas à partager ma propre expérience avec vous sur Instagram et sur le blog après la naissance de bébé 5. Et vous aussi, dites-moi en commentaire ce que VOUS avez trouvé difficile ou surprenant dans cette période post-partum. Je n’ai pas pu mettre toutes vos suggestions, mais vous aviez beaucoup à dire !

En tout cas, quelle que soit l’expérience de la jeune maman concernée, je pense qu’il est important de respecter son besoin d’intimité ou au contraire, son besoin d’être plus et/ou mieux entourée. On est toutes différentes sur ce point-là, mais avec le chamboulement hormonal et l’épreuve physique d’une naissance, ça me semble évident que pour que tout se passe au mieux, il faut partir du ressenti de la maman (qui n’est d’ailleurs pas toujours le même d’un bébé à un autre…) C’est là où l’entourage joue un rôle très important ! Messieurs les papas (et on sait que c’est un véritable chamboulement pour vous aussi), les grand-parents, les amis, … Même si vous ne comprenez pas tout ce qu’il se passe, même si vous n’avez pas vécu la même chose, même si vous avez oublié ce que c’était, et même si vous avez une vision différente de la façon dont il faudrait gérer les choses… Respectez la maman qui vient d’accoucher. Promis, ça fera toute la différence.

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Grand frère gaga, petite sœur câlinée, maman comblée