Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Je ne l’ai pas aimée tout de suite

Je ne l’ai pas aimée tout de suite.

Elle est née comme je l’avais rêvé, chez moi, en compagnie de son papa et de notre sage-femme.

Pas tout-à-fait comme je l’avais imaginé, bien-sûr. Elle a pris son temps. Elle a choisi de naître en plein milieu de la journée, à l’inverse du cocon nocturne que j’avais naïvement espéré, et à une date que j’aurais préféré éviter.

Mais peu importe. Elle est née le jour où elle devait naître, et d’une façon presque idyllique.

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Alors pourquoi je n’ai pas senti cette montée d’amour maternel dès que je l’ai prise dans les bras ? Je ne sais pas.

Peut-être que c’était le choc de découvrir qui elle était. Une fille ! J’étais persuadée d’attendre encore un petit garçon.

Peut-être que c’était plutôt les commentaires des autres qui, immédiatement après leurs chaleureuses félicitations, enchaînaient avec un clin d’œil – coup de coude en appuyant à QUEL POINT je devais être heureuse d’avoir ENFIN une fille. Tous ceux sûrs et certains que j’avais secrètement espéré que ce soit le cas pendant toute ma grossesse sans jamais oser l’avouer.

Et dans mes rêves les plus fous – quand je me disais « Et si ?… » en imaginant une potentielle fille – elle avait la peau claire, les cheveux châtains, une bouille toute ronde et des petits yeux noisettes. Elle ne ressemblait pas du tout au bébé réel que je tenais dans les bras, qui me regardait de ses grandes billes noires, vêtue d’une peau presque métisse, et qui pesait moins lourd que tous ses frères à la naissance.

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Oh, je ne l’ai jamais repoussée. Elle était si petite ! Si mignonne ! Si bébé !

Les premières semaines, je m’occupais d’elle avec plaisir. J’étais tellement heureuse d’avoir à nouveau un bébé. Mais j’étais aussi très consciente que je prenais soin d’elle comme je l’aurais fait de n’importe quel bébé : par amour des nouveaux-nés, par amour des premiers gestes de tendresse, par amour du portage, de l’allaitement, des vêtements miniatures, de l’idée d’une famille nombreuse ; sans doute aussi un peu par fierté d’avoir accouché et par bonheur de retrouver mon corps. Mais pas parce qu’elle était MA FILLE.

Elle était très facile. Elle dormait beaucoup (comme cela a bien changé aujourd’hui !), elle ne pleurait jamais, elle se nourrissait très bien, et elle était déjà visiblement très en éveil. Rien de bien compliqué.

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Malgré tout, au fil des semaines et des mois qui passaient, j’étais de plus en plus vigilante au moindre signe d’amour que je pouvais éprouver envers elle… Et il y en avait, bien-sûr. Pourtant, à aucun moment je ne les ressentais comme l’amour inconditionnel et surpuissant d’une mère envers son enfant. Est-ce que mon amour pour elle à cette époque était fragile ? Est-ce qu’il aurait été mis à l’épreuve si elle n’avait pas été aussi facile ? Peut-être. Sans doute. Heureusement, la question ne s’est jamais posée.

Et puis il y a eu un matin, quand elle avait neuf mois (la durée d’une grossesse, coïncidence ou pas ?), un matin où j’ai SU. Je l’ai sortie du bain, comme d’habitude, j’ai déposé un bisou dans le creux de son cou, ma faiblesse, je l’ai regardée, elle m’a regardée, et pour la première fois, nos regards se sont vraiment rencontrés. Et dans ses immenses yeux noirs, j’ai vu la promesse d’un lien qui ne faillirait jamais. J’ai vu nos ressemblances. J’ai vu que je l’aimais.

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Si vous me demandez maintenant à quel point je l’aime, je vous répondrai sans hésitation que je mourrais pour elle, que mon cœur se remplit de joie rien qu’à penser à elle, et que je me sens incroyablement bénie d’être sa maman. Et je vous le répéterai encore pour être sûre que vous ayez bien compris que mon amour pour elle est indiscutable, et d’ailleurs, est-ce que vous êtes conscients que vous parlez d’une personne EXCEPTIONNELLE ?

Si seulement vous pouviez la voir comme je la vois.

Ma fille.

Je ne l’ai pas aimée tout de suite, mais maintenant, qu’est-ce que je l’aime !

 

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Sur un de ses pyjamas de naissance : « programmé(e) pour aimer »

36 réflexions au sujet de “Je ne l’ai pas aimée tout de suite”

  1. ça me parle beaucoup. Pour mon ainé, mon fils, j’ai mis un moment à réaliser que j’étais sa maman, qu’il était la chair de ma chair et à l’aimer plus que l’infini. Je dirai un bon mois et demi. Alors que pour la 2ème, la petite sœur, ç’a été un peu plus rapide, peut être « l’expérience ». Mais je comprends tout à fait ces mots… Et puis, par la suite, comment pourrait il en être autrement, ce sont nos bébés 🙂

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  2. Il aura fallu 13 mois Pour aimer mon fils aîné… seulement quelques secondes pour aimer mon second.. ni l’un ni l’autre n’étaient prévus, Comme quoi lorsque les gens nous disent qu’une Fois dans nos bras on les aime, c’est faux ..

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  3. Comme je me reconnais dans tout ça…
    Quand mon fils est né, je ne l’ai pas aimé tout de suite et je trouvais ça tellement étrange, on m’avait dit « tu verra ça prend les tripes… » et bien moi non.
    Ça faisait des années qu’on essayait d’avoir un bébé, il était enfin là ! Mais pas comme je l’ai rêvé, mais il était tellement merveilleux. Je ne m’en rendais pas compte. Je le chouchoutais, l’allaitais, était attendrie mais j’en étais pas folle.
    Vers ses 9 mois également, j’ai pris conscience que j’étais sa maman et que je pourrais mourir pour lui. Maintenant il a 4 ans et pas un jour ne passe sans que je lui dise que je suis fière d’être SA maman. Il est tellement tout, il a tellement tout.
    J’ai envie de crier au monde entier à quel point il est fabuleux et formidable et tellement lui !
    Merci pour votre partage Héloïse.

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  4. Ma 2 ème fille est née très rapidement après m avoir fait souffrir plusieurs jours avant. J avais imaginé un accouchement avec péridurale, avec le temps que mes beaux parents récupérent sa grande soeur tranquillement. Et non. Au lieu de cela ma fille de 17 mois m a entendue hurler dans la voiture pendant 15 minutes. Puis en salle de travail quand elle attendait sa grand mère avec son père.
    J étais seule paniquée et déçue. Quand ma deuxième est arrivée je ne suis pas tombée sous le charme comme pour ma 1 ère. Elle a eu des petits soucis pas graves mais qui additionnés a ses pleurs incessants et à sa lenteur pour manger ( plus d une heure ) m ont empêchés de créer un lien. Ça m a prit facilement 4 mois pour que ça  » s améliore  » et 2 de plus pour que je ne la voit plus comme un petit être qui m avait fait souffrir et qui faisait tout pour m épuiser.
    Ensuite nous sommes devenues fusionnelles et ça jusqu a ce qu’ elle rentre à l’école ou elle a prit son indépendance.

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  5. Ça a été le cas pour moi envers mon 2ème enfant, un 2ème garçon… J’étais dans un contexte très difficile car grossesse solitaire, père biologique violent dont j’étais séparé, harcèlement et j’en passe… À la naissance il avait un double cordon et on a dû le réanimer, il ressemblait énormément à son géniteur physiquement, ça a été très dur. Je m’occupait de lui mécaniquement mais n’arrivait pas à créer de lien aussi fort qu’avec mon 1er… Et puis vers ses 2 mois j’ai parler avec lui, je lui ai expliquer pourquoi c’était compliqué pour moi, je lui ai demandé de me pardonner, et je me suis pardonner à moi même et ce jour là il est devenu mon enfant arc en ciel, avec ses grands yeux bleus et son visage si fin, l’impression qu’il comprenait tout se qu’il se passait… La vie a voulu qu’il est un trouble autistique (dont je me suis déculpabilisée car je pensais que cela était de ma faute) et que mon amour pour lui soit encore plus fort ! Il a 10 ans maintenant et c’ est un enfant tellement merveilleux qui sourit tellement souvent ! Je crois que mon mari est tomber en amour pour lui avant de m’aimer (il nous a recueilli quand mon bébé avait 6 mois). Depuis une petite sœur est arrivé et nous attendons notre 4ème pour le mois prochain et nous sommes plus soudé les uns et les autres que nous n’avons jamais été… Grosses bises et bravo pour vos articles et votre famille

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      1. Oui, pas du tout le même contexte c’est certain😁c’était en référence au manque d’attachement immédiat surtout…
        J’adore le prénom de votre fille, la mienne qui va avoir 8ans s’appelle Ederne 💗

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  6. Merci pour cet article qui démonte le mythe de l’amour inconditionnel qui apparaîtrait comme par magie dès la naissance et qui tend à culpabiliser les parents qui ressentirait autre chose pour leur(s) enfant(s) plus ou moins longtemps après leur venue au monde.
    Quand mon fils est né, je l’aimais avec mon cœur et avec ma tête et c’est au bout d’une semaine que je l’ai aimé avec mes tripes. Cette semaine a été très dure à vivre, j’ai le sentiment qu’elle nous a été volée…
    A la naissance de ma fille, je m’étais préparée à revivre quelque chose de similaire et même si je guettais LA bouffée d’Amour, j’ai laissé le temps agir sereinement et notre relation se construire jusqu’à ce qu’autour de ses 9 mois, je la ressente. En attendant de ressentir cet amour si particulier et puissant dont je ne doutais pas de la venue, je lui disais « je t’aime avec mon cœur, avec ma tête et un jour je t’aimerais de cet amour unique aux parents. D’ici-là et pour toujours, je suis là pour toi. »

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  7. Merci beaucoup pour votre article… Ne pas l’aimer de suite est une de mes craintes si j’ai la chance d’avoir un deuxième enfant (pour l’instant, je fais surtout des fausses couches)… Ça a été tellement immédiat et intense avec mon fils (bébé miracle) que souvent, je crains que ça ne puisse se produire qu’une fois… Votre article et les commentaires des lectrices me permettent de réaliser que ça peut arriver mais qu’il faut se faire confiance… Maintenant, je n’ai plus qu’à espérer que la vie m’accordera un deuxième miracle…

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  8. Je n ai pas vraiment ressenti cela, c était davantage moi qui ne me sentais pas a la hauteur de mon fils. J étais dépassée, noyée.il pleurait tellement. J avais l impression que lui ne m aimait. Puis on s est rassuré mutuellement
    J apprécie surtout le fait que vous mettiez en lumière la vraie vie. Les pseudos mères parfaites que rien n égratignent je n en peux plus. Nous sommes dans l.émotion tellement souvent avec nos enfants…

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  9. Est ce que j’ai aimé ma fille tout de suite? En tout cas il m’a fallu plusieurs mois avant de réussir à lui dire je t’aime. Est ce que c’est parce que j’étais très fusionnelle avec mon premier, est ce parce que c’est un «bébé surprise»? Peut importe maintenant c’est sûre que je les aime tous les 2 plus que tout. Merci pour ce témoignage plein de vérité.

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  10. Quel titre évocateur pour ma part … pas le même contexte cependant… j’ai été submergée d’un amour inconditionnellement dès la première seconde vie de ma première chérie … par contre pour son petit frère… j’ai bien senti une immense joie à la naissance car j’ai aussi réussi mon défi d’accoucher dans péridurale … mais dès quelques heures de vie j’ai bien senti que ce n’était pas le même amour … ce petit garçon qui ne faisait que pleurer (et qui à bientôt 4 mois pleure toujours autant), ce petit garçon que je ne pouvais JAMAIS poser (toujours le cas aussi …), ce petit garçon qui ne supporte pas rester en écharpe et qui me bloque donc énormément de sorties, ménage, etc, ce petit garçon qui est donc ultra épuisant physiquement et surtout moralement … à bientôt 4 mois il y a certains jours où je suis au bord de ressentir de la haine pour lui, je me sens tellement une mauvaise Maman de penser Ca… les jours où je ne ressens pas de haine on ne peut pas dire que je ressens de l’amour inconditionnel comme pour sa sœur… et je suis tellement triste de cela ….

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    1. Désolée de lire ça, c’est très difficile 😦 N’hésitez pas à en parler à un professionnel, parce que même en sachant que ça arrive, il vaut mieux éviter que ce (re)sentiment s’installe… Pour ma part ça me fait plus penser à une forme de dépression post-natale ou des difficultés d’attachement plutôt que ce que j’ai vécu avec Eden. Pour info j’ai aussi vécu une dépression post-natale avec Ezra… Ca ne s’est arrangé qu’à partir du moment où j’ai osé demander de l’aide. Courage !!!

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      1. Bonjour à vous avez vous tenté aussi de voir OSTHEO pour votre petit. Il me fait penser au 2nd d une amie qui avait eu des muscles de coincé à la naissance et qui ne supportait pas la position allongée. Bien que ds les bras. En 3seances il lui a replacé et la situation c est vite améliorée. Ma deuxième a pleuré pdt 3/4mois et très prenante aussi. Très lente à manger (mâchoire tordue à la naissance aussi -la aussi pkus séances d ostheo ont été bénéfique) c est une période compliqué à vivre. puis reveil noctutne jq a ses 13mois -je pense lie a des douleurs de croissznces elle a explosé les courbes de croissznces. A 13mois elle a un peu ralenti sa croissance et la ca c est on a pu retrouver des nuits^^. Il faut tenir en se disant que c est passager et en ddant si poss de l aide (même si c est qu’ une après midi où on nous garde bébé et nous on change d air. C est des respirations ncrs pour aider à décompresser). Bon courage à vous et heloise à raison pour l aide pour éviter de garder un ressentiment contre son ti bout.

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  11. Waou! Merci et bravo pour ces mots d’habitudes tellement tus, cachés, gardés secret, et qui montrent qu’une maman c’est avant tout un humain. Et ça c’est parfois dur et c’est parfois très beau! Tout le temps les deux à la fois d’ailleurs, non? Et quand on y pense, la plupart des histoires d’amour qui durent ne se basent pas sur un coup de foudre mais sont né à force de regards, non… Belle vie à vous!

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  12. Merci ! J’ai enfin des mots sur ce que je ressens pour ma fille. C’est la seule des 3 pour laquelle je n’ai pas demandé le sexe avant la naissance. Elle a 2 frères, un plus grand, et un plus petit. A priori je me foutais complètement d’avoir l’un ou l’autre. Visiblement, non… j’étais intimement convaincue d’attendre un 2ème garçon, malgré quelques indices lors des échographies. A sa naissance, je ne fut pas émerveillée par l’annonce du sexe de ce bébé. J’ai eu peur. Comment on FAIT avec une fille ?

    Elle a 3 ans 1/2 aujourd’hui et je ne sais toujours pas comment on fait avec une fille… je l’aime, c’est ma fille (elle a aussi un joli regard noir d’ailleurs ^^, et des fossettes magnifiques qui trahissent souvent un sourire dissimulé derrière son doudou), mais souvent je ne sais pas faire, là où tout est limpide avec ses frères.

    Et c’est aussi la seule des 3 pour laquelle je n’ai pas ressenti immédiatement cette vague d’émotion dès le premier instant. C’est très culpabilisant.

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  13. Comme votre message me parle.
    J’ai ressenti quelque chose de très fort pour mon aîné un garçon il y a presque 12 ans. Pour sa sœur deux ans plus tard je m’étais persuadée que c’était un garçon et j’ai été très déçue à l’écho , mais à sa naissance je m’en suis voulue d’avoir ressenti ça. Pour mon 3eme un fils que j’ai eu suite à un remariage 5 ans après sa sœur ça a été le renouveau et j’ai ressenti quelque chose de fort. La mon 4eme à 4 mois et tout comme sa sœur j’ai été déçue à l’inverse que ce ne soit pas une fille, je l’aime oui mais c’est différent peut être aussi parce que c’est le dernier. C’est très culpabilisant surtout que son père se desinvesi également pour une raison que j’ignore. Je me sens perdue. Merci pour ton message.

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  14. Je suis très contente d’ avoir pu lire cet article avant d’ accoucher. J’ai un peu peur de me retrouver dans la même situation en découvrant ma fille. Je n’ arrive pas à me l’ imaginer autrement que fortement typée asiatique et je crains d’ être déçue si elle me ressemble et du coup de ne pas avoir de « coup de foudre ». Je suis très soulager de lire que, dans tous les cas, l’amour finit toujours par triompher! 😍

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  15. Je n’ai pas vécu cela mais je comprends très bien, merci de le partager avec nous en tout cas. De mon côté j’ai 2 enfants, une fille et un garçon, et je crois que je les ai aimés à partir du moment où j’ai pu les sentir bouger dans mon ventre…
    Il y a bien eu ce petit moment de surprise lorsqu’on les découvre pour la première fois, lorsqu’ils prennent corps dans la réalité avec leur bouille qu’on n’avait pas imaginée, mais c’est tout, finalement…
    En revanche j’ai eu peur d’en aimer un plus que l’autre, ce qui au final n’est pas le cas non plus (ouf!) : chacun active chez moi des choses différentes, mais tout aussi fortes.
    Ce que vous décrivez doit en tout cas être difficile à vivre (à moins d’être d’un optimisme et d’une zénitude à toute épreuve), et l’on doit se poser beaucoup de questions. Aviez-vous pu partager vos doutes avec votre entourage?

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    1. Je n’ai pas du tout trouvé ça difficile à vivre. J’étais consciente que l’amour maternel mettait du temps à venir mais je savais que c’était normal et j’attendais patiemment que ça arrive. Il n’y a jamais eu de moment où je l’ai repoussée ou de moments où j’ai eu envie ou espéré que les choses se passent différemment. Et pendant la grossesse, je ressentais bien pour elle l’amour inconditionnel que j’ai toujours ressenti pour chacun des enfants dès l’annonce du test positif 🙂

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  16. Disons qu’elle ressemble teeeeellement à son papa que c’est sûr, elle te ressemble moins. Ma fille ainée est le clône de son père et ça ne m’a pas particulièrement perturbée, mais c’est vrai que j’aime à retrouver davantage de moi dans le second.

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  17. Merci pour ce témoignage, quand ma fille est née il ne m’a fallu que quelques heures pour éprouver cet amour inconditionnel et sans limite. Mon deuxième a 3 mois, c’est un garçon et je m’occupe de lui comme toute maman (biberon, câlins, bains…) il demande plus de contact que ma fille et peine à dormir seul… il est beau, il est toujours en train de me sourir et je l’aime comme on aime tous les bébés mais pas comme une mère, pas comme j’aime ma fille. Je sais que ce moment viendra mais la culpabilité est présente et me ronge… j’ai peur qu’il ne le sente et que cela soit néfaste pour lui… j’ai peur que s’il se réveille autant la nuit c’est par manque d’amour, qu’il ne parvienne pas a construire sa sécurité intérieure. J’ai peur de toujours lui préférer sa soeur et que cela déséquilibre notre famille… bref je suis terrorisée à l’idée que ce lien de se développe jamais… Alors merci pour ton texte qui me fait me sentir moins seule et me rendre optimiste pour l’avenir !

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