minimalisme

Chère famille, ne gâtez pas trop nos enfants

Cher papa, chère maman, (cher(e) beau-papa, belle-maman, tonton, tata, etc.)

On sait. Vous aimez nos enfants. Normal, ce sont vos petits-enfants après tout. Ils font entièrement partie de votre famille et de votre descendance. Vous en êtes fiers. Vous avez envie de les voir heureux, de leur faire plaisir.

Mais s’il-vous-plait, ne leur offrez pas plein de jouets pour les fêtes.

Vous voyez, on a ce rêve un peu fou de leur apprendre à grandir loin de la surconsommation qui nous inonde. Vous pouvez ricaner dans votre barbe, murmurer tout bas qu’on vit dans le monde des bisounours… Mais ce n’est pas un rêve si fou que ça ; certains le font déjà. Et ceux qui élèvent leurs enfants dans cette dynamique minimaliste en voient les bénéfices au quotidien : des enfants plus concentrés et tournés vers les autres, une imagination plus développée, une maison moins encombrée, du temps gagné en famille, … (et d’autres !)

Nous aussi, on veut ça pour notre famille.

Oh, ne croyez pas qu’on veut priver nos enfants de la joie de recevoir des cadeaux ou de l’amour de ceux qui les entourent ; loin de là ! En fait, l’idée du minimalisme, ce n’est pas de consommer le moins possible, mais de consommer mieux. Mieux !

On ne veut pas de jouet en plastique achetés en promo chez Carrefour ; vous voyez de quoi on parle, ces jouets qui font de la musique et qui explosent de lumières, dont les piles ne seront jamais remplacées et qui finiront au grenier. On sait que pour le prix, vous pourriez en acheter une dizaine. On sait que c’est tentant. Il n’y a qu’à voir ce qu’en dit l’emballage, le cadeau dont tout le monde rêve !

Mais pas nous.

A la place, pour le même budget, vous pourriez offrir un seul cadeau, un jeu qui durerait des années, un jeu qui vaudrait VRAIMENT le coup, qui ne serait pas oublié. Loin du consumérisme et des pubs qui veulent nous vendre du prémâché jetable.

Ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas d’idées, c’est normal, on trouve rarement ce genre de jeux dans les grands magasins. On a une petite liste qu’on peut vous faire parvenir, pour que vous puissiez choisir ce qui vous plait le plus parmi nos choix. On y a passé beaucoup de temps. On voulait que ce soit parfaitement adapté à nos enfants et à notre démarche de mieux consommer.

On sait, c’est un peu cher, c’est vrai. Mais vraiment, on insiste, on aimerait réduire le nombre de cadeaux cette année. Et on a besoin de vous pour y arriver. On est persuadés que tous ensemble, on peut offrir à cette nouvelle génération une expérience différente de l’enfance… et qu’ils n’en seront que plus heureux. Faites-le pour eux… Et pour nous aussi. Faites-le pour nous soutenir dans notre rôle de parents, dans les valeurs qui nous sont importantes. Essayons, et observons le résultat ensemble !

On y tient vraiment, nous, à cette démarche minimaliste. Peut-être que vous ne comprendrez pas tout de suite, mais faites-nous confiance. On essaie de limiter les achats de tous les côtés et de faire du tri dans ce qu’on a déjà ; c’est fou ce qu’on accumule vite, vous ne trouvez pas ? On a sincèrement envie de profiter ce que vous offrez à notre famille, parce qu’on sait que ça vient du cœur. Mais on ne pourra pas garder éternellement les jouets dont ils risquent de se lasser, ceux qui s’abîment trop vite ou qui ne sont pas de bonne qualité. C’est tellement encombrant ! Par contre, soyez sûrs qu’on prendra soin de ceux qui respectent nos belles idées (même si vous les trouvez parfois un peu farfelues).

Si vraiment vous n’y tenez plus et que vous voulez gâter nos jolies têtes brunes, pas de stress : vous avez encore plein de façons de le faire !

Le mieux pour eux, ça reste les expériences : un concert, un cinéma, un restaurant en tête-à-tête, une sortie d’accrobranche, … Ce qui est top, c’est que vous en profitez aussi ! Les plus beaux cadeaux que vous puissiez leur offrir, ce sont ces souvenirs de bonheur avec vous. Et puis comme ça, on fait durer les fêtes…

Oh, et les activités extra-scolaires ! Un cadeau qui revient toutes les semaines 🙂 Au fil des années, on espère que nos enfants pourront dire, reconnaissants, que c’est grâce à papi et mamie qu’ils ont appris à manier l’arc, ou à jouer du piano, … C’est ça aussi consommer différemment, leur transmettre des valeurs qui vont au-delà du simple remerciement de circonstance le jour J.

Une autre idée, ce sont les cadeaux éphémères : du matériel de bricolage par exemple, ou bien une friandise spéciale dont ils raffolent, bref : quelque chose qui leur fera plaisir mais qui n’encombrera pas notre petit nid douillet.

Ou encore quelque chose pour décorer ou meubler leur chambre. Attention hein, pas de la déco de Foir’Bazar-tout-à-1€, non, vous avez compris, l’idée c’est justement de s’éloigner du « cheap » pour investir dans des objets de meilleure qualité. Un nouveau lit cabane pour la petite dernière ? Un beau cadre pour accrocher au-dessus du lit des moyens ?

Et sinon, il y a toujours les cadeaux utiles, les choses dont on manque pour de vrai. On ne parle pas d’une énième paire de chaussures, mais un nouveau manteau pour le grand qui grandit trop vite, ou une couverture pour remplacer celle qui a 20 ans, c’est super aussi. C’est peut-être moins rigolo, mais ça sert !

Vous voyez, il n’y a pas de quoi hurler ou se moquer : il n’a jamais été question de priver qui que ce soit.

Cette année, on s’engage à acheter mieux pour des fêtes plus en accord avec nos principes. On espère pouvoir compter sur vous !

Merci pour tout l’amour que vous témoignez à nos enfants ❤

Bisous,

Nous !

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Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Accoucher à domicile, France vs Angleterre

Sur mes quatre enfants, il n’y a qu’Eden qui est née à la maison (et en France !), mais j’ai été suivie pour un AAD (Accouchement A Domicile) pour les trois garçons en Angleterre, et je le suis à nouveau pour cette grossesse. C’est parti pour un comparatif !

(NB : ce comparatif se base sur ma propre expérience ; les informations données ne sont peut-être pas exactes ni dans toute la France, ni dans toute l’Angleterre, mais elles le sont dans les régions dans lesquelles on a vécues. N’hésitez pas à partager votre témoignage si vous êtes concernée !)

Le suivi de grossesse :

  • En France :
    • Très médicalisé ! J’ai été surprise de toutes les prises de sang à faire, tous les examens, les RDV fréquents, le nombre d’échographies, la visite avec l’anesthésiste… Les RDV se font dans le cabinet de la sage-femme, sauf les quelques derniers qui sont à notre domicile.
    • Il existe peu de sage-femmes qui pratiquent les AAD, et pour les connaître, ça marche souvent au bouche à oreille. C’est la même qui assure tout le suivi. La mienne travaillait en équipe avec une collègue, notamment pour assurer une présence le jour J si elle n’était pas disponible.
    • Les sage-femmes indépendantes ne sont pour la plupart pas assurées pour pratiquer les AAD (à cause du prix !) et prennent donc en général peu de risque.
    • Les futures mamans s’arrêtent souvent de travailler au cours de la grossesse, soit en commençant leur congé maternité, soit en demandant un congé pathologique.
    • Les cours de préparation à la naissance sont très courant et il y en existe plein de sortes !

 

  • En Angleterre :
    • Au contraire, très peu de suivi, surtout quand il s’agit d’un 2ème bébé (ou plus). Pour tout vous dire, j’en suis à 31 semaines, et je n’ai eu que deux RDV avec ma sage-femme ^^ Tous se passent au domicile de la future maman.
    • L’AAD est souvent proposé aux futures mamans dont les grossesses se passent bien (chez nous ils font vraiment un effort pour essayer de promouvoir les naissances à domicile).
    • Il n’y a que deux échographies programmées (à 12 et 20 sa), et beaucoup moins de tests de routine (je n’avais personnellement jamais été testée pour la toxoplasmose en trois grossesses par exemple). Pas de RDV avec un anesthésiste non plus.
    • La plupart des villes ont une équipe de « community midwives » (sage-femmes de communauté) rattachée à l’hôpital le plus proche, qui s’occupe justement de suivre les femmes qui souhaitent accoucher chez elle. Dans ma ville, elles sont une douzaine. C’est aussi la même sage-femme qui assure tout le suivi de grossesse, mais comme il y a toute une équipe, on peut toujours demander à en changer si le courant ne passe pas.
    • Les sage-femmes sont employées par le NHS (« National Health Service », le système de santé anglais) et donc ne peuvent pas refuser d’accompagner les futures mamans qui ont ce projet d’AAD, même lorsqu’il y a des complications.
    • Les futures mamans travaillent jusqu’au jour J (ou presque) ; le congé pathologique est rare et souvent uniquement accordé en cas de problème avéré.
    • Les cours de préparation à l’accouchement proposés par le NHS se résume à 1h ou 2 dans une grande salle avec plein de futurs parents pour parler de l’accouchement. Sinon, on peut payer (cher) pour assister à de très bons cours, proposés par le NCT (National Childbirth Trust).

 

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30 semaines, bébé 5

 

L’accouchement :

  • En France :
    • La future maman fournit le matériel pour l’accouchement : alèses, etc, selon une liste donnée par la sage-femme.
    • La sage-femme (qui se déplace souvent sur une distance assez longue) arrive le jour J quand on lui demande de venir (un peu tôt dans mon cas, oups).
    • Elle reste quelques temps après la naissance pour vérifier que tout se passe bien.
    • Coût total d’un AAD : entre 200 et 1000€ environ (ça varie énormément selon les régions…)

 

  • En Angleterre :
    • Dans certaines régions, ce sont les sage-femmes qui amènent le matériel ; dans d’autres, c’est la future maman qui le fournit. Dans tous les cas, les sage-femmes ont avec elle du protoxyde d’azote (gaz hilarant) à disposition pour l’accouchement.
    • Le jour J, ce n’est pas forcément la sage-femme qui a fait le suivi de grossesse qui est présente : tout dépend de si elle est « on call » ce jour-là ou pas ! Puisqu’elles sont une équipe, elles peuvent être appelées à tout moment lorsqu’elles sont de garde et sont bien-sûr obligées d’aller se reposer entre deux journées de travail. Par contre, on a plusieurs opportunités pendant la grossesse de rencontrer toute l’équipe de « community midwives », et on peut toujours demander une sage-femme en particulier (ou en refuser une autre).
    • La sage-femme envoyée par l’équipe arrive et reste ou non en fonction de l’avancement du travail (qu’elle juge souvent simplement selon comment la maman gère…)
    • Lorsque la sage-femme présente pense que le moment fatidique approche, elle appelle une seconde sage-femme : elles sont deux pour l’expulsion du bébé et du placenta.
    • Elles restent ensuite environ 2h après la naissance, également pour vérifier que tout va bien.
    • Coût : 0€, tout est payé par le NHS.
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Eden, un jour

L’après-accouchement :

  • En France :
    • La sage-femme revient dans les 48h et assure le suivi la première semaine (et le premier mois, me semble-t-il…) Puis c’est aux parents de choisir un suivi pour leur bébé (médecin traitant, pédiatre, PMI, rien du tout, …)
    • Les cours de rééducation du périnée sont fortement recommandés (et tout le monde s’étouffe en apprenant que je n’en ai jamais fait pour les trois premiers).

 

  • En Angleterre :
    • La sage-femme qui a assuré le suivi de grossesse (qui est parfois la même que celle présente à l’accouchement, parfois non) assure aussi le suivi post accouchement, toujours à la maison. Niveau fréquence, c’est similaire à la France, mais c’est pendant les six premières semaines. Ensuite le relai est passé à un « health visitor » qui vient à la maison les premiers mois.
    • La rééducation du périnée, ça n’existe pas ! Ou plutôt, on en entend parler vaguement par la sage-femme qui mentionne énigmatiquement « n’oubliez pas de travailler votre périnée », et puis c’est tout, plus personne n’en reparle jamais.

 

Personnellement, je préfère le suivi anglais, mais j’ai la chance d’avoir eu des grossesses relativement sans encombre et j’aime bien être laissée tranquille… Donc le suivi très médicalisé français, j’ai eu du mal à m’y faire. Je reviendrai vous raconter la naissance de bébé 5, en espérant qu’il naisse à la maison comme sa grande sœur ! ❤

minimalisme

Le défi sans jouet – le bilan !

Ça fait déjà un mois que je nous ai lancé le défi d’écarter tous les jouets de la maison, histoire de voir si les enfants trouvaient quand-même de quoi s’amuser. J’étais persuadée que oui, puisque nos enfants ont déjà très peu de jouets et qu’on voit tous les jours les bienfaits du minimalisme à ce niveau, mais je voulais pousser l’expérience à l’extrême. J’avais précisé que je ressortirais les jeux réclamés par les enfants, et que je reviendrais vous dire lesquels auraient retrouvé leur place dans notre salon.

Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan !

 

Première semaine

Jouets rendus :

– Ozobot, le petit robot programmable (que William venait tout juste de recevoir pour son anniversaire)

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– Le jeu de société « Gagne ton papa », un super jeu de logique et de géométrie

gagne ton papa

– Un grand drap de soie Sarah’s silk (qui sert de déguisement, couverture, toit pour une cabane, …)

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Observations :

Les enfants ont demandé ces jouets-là en particulier, mais n’ont pas du tout mentionné que les jouets avaient disparu : l’ont-ils seulement remarqué ?

On a beaucoup été jouer dehors, notamment au parc (enfin, auX parcS, puisqu’on en a profité pour en explorer des nouveaux). On a aussi beaucoup été à la bibliothèque, à des groupes pour enfants, et à des rencontres avec d’autres familles, bref : on a finalement été relativement peu à la maison.

 

Deuxième semaine

Jouets rendus :

– L’arc-en-ciel Grimms, en toute fin de semaine.

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Cherchez pas le même, c’est une édition limitée (« Gwawr », pour Babipur)

 

Observations :

On est encore beaucoup sortis cette semaine, mais pas tant que ça à l’extérieur puisque le temps s’y prêtait moins.

Les enfants ont passé la grande majorité de leur temps à faire du dessin ou d’autres activités artistiques, et à lire (pas étonnant, vu la quantité de livres de bibliothèques qu’on a amassée ^^).

Quand ils ont joué ensemble aux jeux ressortis (ce qui n’était même pas tous les jours), ils y ont passé vraiment beaucoup de temps.

 

Troisième semaine

Jouets rendus :

– Aucun !

Observations :

Les enfants ont énormément joué à faire semblant, un peu avec les jouets ressortis (notamment la grande cape de soie), un peu avec les objets du quotidien (coussins, verres en plastique, …), beaucoup avec rien d’autre que leur imagination.

Note importante : quand on a reçu des enfants à la maison (plusieurs fois cette semaine-là), eux avaient beaucoup de mal à trouver de quoi s’occuper ! C’est la première fois qu’on voyait aussi nettement une différence entre nos enfants (habitués à jouer avec pas grand-chose), et ceux des autres (qui ont sans doute beaucoup plus de jeux à la maison). On a donc dû être un peu plus présents que d’habitude avec les enfants des autres pour les aider à trouver des choses intéressantes à faire. William, Ezra, et Noé (et Eden, mais elle est encore petite et joue plus souvent seule…) n’ont pas eu l’air de remarquer cette différence.

Petit échange entre William et une copine :

W : On joue au restaurant !

Sa copine : Ok ! Elle est où ta cuisine ?

W : Là ! (en montrant le canapé)

Sa copine (regarde le canapé, confuse…) : Mais… Ils sont où tes jouets de cuisine pour jouer au restaurant ?

W (fait tourner sa main dans le vide, puis met ses mains côte-à-côte comme pour présenter un plat) : Voilà, c’est prêt ! Tu veux goûter ?

(Après quelques minutes, sa copine s’est prêtée au jeu et ils ont passé un bon moment à cuisiner des tartes épinards-cailloux-fromage et des desserts orange-patate-poivron.)

 

Quatrième et dernière semaine :

Jouets rendus :

– La Wobbel board (je vous en parle en détails ici)

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– L’escalier à compter Grimms (j’avoue, un de mes jeux préférés… Mais il faut dire que tous ceux qu’on a, je les aime d’amour <3)

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Observations :

Bien que les enfants aient continué à jouer avec plaisir aux jouets ressortis durant le mois, ils ont passé beaucoup plus de temps à faire autre chose : faire semblant, jouer dehors, lire, dessiner, raconter des histoires, voir des copains, … Et leurs jouets préférés restent les objets du quotidien !

 

Alors, que va devenir notre petite pile de jouets dans tout ça ?…

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Les seuls jouets des enfants avant le défi

Comme je l’avais précisé dans le premier post, on n’a pas l’intention de tout virer pour toujours ; ils vont donc regagner leur place dans le salon dès demain. Mais on va tout-de-même en profiter pour faire un tout petit tri (tout petit, parce qu’on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup à trier !)

Pas d’inquiétude, aucun enfant n’a été traumatisé pendant ce dernier mois 😉 Le défi n’aura pas été  zéro jouet puisque six ont été rendus, mais on peut dire que ça aura prouvé que les enfants n’ont vraiment pas besoin de beaucoup pour être heureux – et peut-être aussi qu’ils sont plus aptes à jouer avec un rien lorsqu’ils en ont l’habitude… Mais de notre humble expérience, tous les enfants sont capables de développer suffisamment leur imagination pour s’amuser avec peu… Même s’il faut les accompagner au début 🙂

Si vous êtes intéressés par les jouets qu’on a gardés (parce que je suis persuadée que la qualité des jouets qu’on a joue aussi beaucoup !), j’ai commencé une petite série de photos #lesjouetsdesweiner sur mon compte Instagram pour vous en parler plus en détails 🙂

 

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Rejoignez-nous donc 🙂

(Images prises sur les sites internets des marques des jouets concernées)

Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Il ne s’appelle Nino (changement de prénom tardif)

Ça fait presque un an qu’on a annoncé officiellement que notre fils changeait de prénom. De Nino, il est devenu Noé. Sur le post où je vous en parlais, je précisais que je ne donnerais pas de détails sur les raisons qui nous ont poussées à faire ce changement. Malgré tout, je continue à recevoir régulièrement des messages de personnes qui insistent en me demandant d’en dire plus.

Attention, vous êtes prêts ? Je vais crever l’abcès.

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Moi à 39 SA

 

NON, je n’ai pas prévu de vous dévoiler pourquoi notre fils a changé de prénom alors qu’il avait déjà deux ans. Comme je l’ai déjà dit, c’est son histoire. C’est un détail qui lui appartient et qu’on veut qu’il soit libre de partager (ou non) plus tard.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est simplement pour témoigner qu’il n’y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire 🙂 Pour dire qu’effectivement, ça reste un détail.

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Notre troisième fils est né le 14 Juin 2015. On a choisi de l’appeler Nino. Comme le veut la loi anglaise, on a déclaré son prénom dans les six premières semaines de sa naissance.

C’était un bébé très calme et qui s’est intégré à notre famille comme s’il avait toujours été là.

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On a eu la joie de le regarder grandir et de l’accompagner dans ses apprentissages. On a vu la relation entre lui et ses frères se développer. Et en Janvier 2017, il est même devenu grand frère, et un grand frère très attentionné. Petit à petit, on a appris à le connaître. On a choyé ses forces et ses victoires. Il savait faire craquer (et rire !) son entourage ! Bref, c’était loin d’être un enfant malheureux 🙂

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Et puis en Octobre 2017, après des semaines et des mois de réflexion (non, changer le prénom d’un enfant de deux ans ne se fait pas sur un coup de tête :)), on a commencé à l’appeler Noé. Ça n’a pas été difficile, parce qu’on avait simplement l’impression de lui rendre son identité complète. Ça ne l’a pas traumatisé.

Pour la petite histoire, lorsqu’on a dit aux grands frères que Nino allait maintenant s’appeler Noé, ils ont répondu « D’accord », puis « On peut retourner jouer ? »

 

Noé lui-même a très vite repris les personnes qui se trompaient en l’appelant. Pas méchamment, à peine en levant la tête, il précisait : « C’est Loé ! » et c’était la fin de l’histoire. Un détail, je vous dis.

Un détail, parce qu’il a été amené avec amour, parce qu’on a pris en compte notre fils, et parce qu’on a été très bien accompagnés.

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En quelques jours à peine, Noé était devenu SON prénom, et dans la maison, il n’y avait plus d’erreurs. D’ailleurs, quand on entendait des gens qu’on n’avait pas vu depuis longtemps l’appeler Nino, ça nous faisait tout bizarre, comme si on avait oublié qu’un jour il avait porté ce prénom !

Une anecdote sur le sujet : on avait décidé avec Mat qu’on annoncerait officiellement le changement à tous ceux qui n’étaient pas encore au courant le lendemain de Noël. Nos familles et amis le savaient déjà, bien-sûr. Pour marquer l’officialisation de la chose, on a offert à Noé un livre spécial dans lequel on a écrit un petit mot. C’est Ezra qui m’a aidé à emballer son cadeau. Quand je lui ai expliqué que c’était un livre pour se souvenir que son frère changeait officiellement de prénom, Ezra m’a demandé, confus : « Mais… Il s’appelait comment avant ? » Pourtant, ça faisait à peine quelques semaines qu’on leur avait tout expliqué !

 

Encore une petite anecdote : en préparant notre départ en Angleterre, alors qu’on regroupait les passeports de toute la famille pour passer la douane, William s’est mis a les ouvrir un par un pour regarder nos photos. En ouvrant celui de Noé, il a lu à voix haute : « Nino Elijah Weiner ». Il a marqué une pause, étonné… S’est tourné vers Noé, et lui a dit : « Wahou, tu te souviens quand tu t’appelais Nino ? » Ce à quoi Noé a souri et a répondu « Eh oui » avant de regarder la photo de lui bébé, puis celle de son frère, et de lui demander : « Et sur ton passeport y a écrit quoi ? » Voilà, c’est tout. C’est à quel point il est traumatisé.

Pour autant, on n’en a jamais voulu à ceux pour qui ça a pris plus de temps… Ceux qui vivaient proches de nous s’y sont fait très vite, mais pour d’autres, ça a été plus compliqué. Il faut dire que pas tout le monde n’était d’accord avec notre choix, ce qu’on comprenait tout-à-fait (et en même temps, on savait que c’était notre décision). Alors on n’a jamais été fâchés ou déçus que les gens se trompent parfois en appelant notre fils. Et Noé non plus. Il connait son histoire, il SAIT que Nino, c’était son prénom avant, et que son prénom maintenant, c’est Noé. Finalement, ce n’est pas bien compliqué.

Vous êtes nombreux à nous avoir souhaité bonne chance pour les changements de papiers officiels. On a cette chance qu’il soit né en Angleterre et que la loi soit assez souple sur le sujet. Les papiers sont en cours, c’est un peu long mais c’est très facile. De toute façon, pour nous, ça ne change absolument rien. On a trois fils : William, Ezra, et Noé. Point.

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Un an après, je peux vous dire qu’on ne regrette absolument pas notre décision.

Ce n’est pas parce qu’on ne souhaite pas partager publiquement les raisons de ce changement de prénom qu’il faut penser que c’est un secret de famille. Ça ne l’est pas. Nos proches sont au courant, et, plus important, LUI est au courant. Ce n’est pas et ça ne sera jamais un sujet tabou.

Quand notre fils était bébé, il était très souriant, gourmand, il aimait les câlins, il adorait la musique, et il s’appelait Nino.

Aujourd’hui, il est audacieux, drôle, attendrissant, il aime toujours autant la musique, et il s’appelle Noé.

C’est un garçon de trois ans bien dans sa peau et plein d’énergie et on ne pourrait pas l’aimer plus ❤

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Noé Elijah Weiner

Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Lettre à mon fils, 9 mois

(Publié pour la première fois le 14/09/2014 sur mon ancien blog, ces émotions me prennent toujours autant aux tripes et j’avais envie d’immortaliser ce texte en le partageant à nouveau ici. J’ai écrit cette lettre lors d’une psychothérapie qui m’a aidée à sortir de la dépression post-partum).
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Ezra, neuf mois

 

Ezra,

Je m’étais promis que je prendrais autant de photos de toi bébé que de William. J’étais sûre que je n’oublierais pas d’immortaliser toutes tes petites mimiques. Et nous voilà, tu as bientôt 9 mois… Et je n’ai pas tenu la promesse que je m’étais faite. Quand tu grandiras, est-ce que tu penseras que je ne t’aimais pas autant que ton frère ?

Ezra, tu es si calme, si sage, si agréable ; parfois, on pourrait presque oublier que tu es là. Tu attends, en silence, qu’on ait le temps de s’occuper de toi. Comme je culpabilise de ne pas être disponible pour toi autant que je l’ai été pour William…

Ce soir, tu portes un pyjama trop long. J’ai voulu prendre une taille un peu plus grande, cette fois. Tu sais pourquoi. Tu m’as entendu parler de l’armoire dans laquelle reposent tous les petits vêtements que tu n’as jamais mis. J’ai bien fait de t’acheter un pyjama trop grand ; demain, déjà, il sera trop petit. Tu grandis vite, beaucoup trop vite.

Ezra, quand tu as du mal à t’endormir le soir… Je te prends dans mes bras. Je te berce. Je te chante des berceuses. Je te câline. Il n’y a que toi et moi. Je profite de chaque seconde. Il m’arrive de pleurer, quand je pense à tout ça…

Quand je plonge mon nez dans les pliures de ton cou… Je sens ton odeur, l’odeur que tu avais quand tu es né. L’odeur qui me rappelle que tu es encore un bébé ; mon tout petit bébé. Ça sent bon, comme un parfum unique, indescriptible.

Quand je te berce… Je me sens tellement privilégiée. Que tu sois là, petit bonhomme, dans mes bras. Je retiens mes larmes. Je voudrais te serrer fort, fort, fort, pour que ce moment ne s’arrête jamais.

Quand je murmure dans ton oreille… Je pense toutes mes paroles. Tous les petits secrets, les petites prières, les petits mots doux. Est-ce que tu comprends ce que je te dis ? Est-ce que tu sais que je t’aime ?

Quand je glisse mes doigts dans tes cheveux, que je dépose un bisou dans le creux de ta joue, que je te souris, que nos regards se croisent, que je caresse ta main… Je pense à tous ces moments passés qui ne reviendront pas. Je pense à qui tu es. Je pense à toi.

Ezra, quand je te regarde… Je vois le petit garçon fragile et discret que tu es, mais aussi l’homme confiant que tu vas devenir. Et quand je te regarde, je ressens à la fois une fierté immense de savoir que tu es mon fils, et le déchirement de savoir qu’un jour, tu construiras ta vie loin de moi.

Peut-être qu’un jour tu liras ce texte, et tu sauras que je t’aime, autant qu’une mère peut aimer son enfant.

Ta maman.

minimalisme

Une semaine pour désencombrer – Jour 6 : le matériel créatif

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Que ce soit le vôtre ou celui de vos enfants… Il est toujours bon d’y faire un tri régulier !

– Commencez par enlever les feutres, stylos etc qui ne marchent plus
– Parcourez les cahiers, livres de coloriages, et autres, pour vérifier qu’ils sont tous encore en état d’être utilisés (peut-être sont-ils finis mais ont-ils été remis au même endroit ?)
– Avez-vous un espace dédié au matériel créatif ? Si oui, assurez-vous que vos affaires y soient rangées de manière à toutes y rentrer- et si vous pensez manquer de place, vous pouvez peut-être diminuer la quantité de ce que vous âgée plutôt que d’agrandir votre placard ? 😅

Encore une fois, la quantité que vous garderez chez vous ne sera forcément pas la même que chez d’autres ; ne cherchez pas à vous limiter à un nombre précis, mais pensez simplement à vous poser la question « ai-je vraiment besoin / envie de ça ? ». S’il s’agit de quelque chose que vous avez acheté sur le coup il y a deux ans mais que vous n’avez jamais pris le temps d’utiliser, vous pouvez sans doute l’offrir à quelqu’un.

Chez nous, on a un meuble de rangement dédié au matériel créatif. Ce qu’on a dans les tiroirs :
– feuilles de papier blanches et de couleur
– feuilles de papier cartonné
– cahiers d’art
– feutres (qui marchent !)
– cailloux (#LoveontherocksFrance)
– feutrine, papier de soie
– peinture et pinceaux
– colle, ciseaux, stylos, règles, etc.
On garde tout ça car fréquemment utilisé. Par contre, on ne stocke pas 1000 ans à l’avance, et pour tout le reste, on achète au fur et à mesure si besoin/envie (pour faire un projet en particulier) Tout est à portée des enfants, pour qu’ils puissent y accéder bien-sûr, mais aussi pour qu’ils puissent ranger seuls !

Autre point épineux : que faire des créations des enfants ? 🤔 Inutile de tout garder… Même si c’est dur (pour nous, surtout !), on ne peut pas de façon réaliste stocker toutes leurs œuvres d’art. Quelques pistes : les mettre en valeur quelques temps (en les accrochant au mur par exemple) puis s’en débarrasser sans scrupule, garder uniquement les meilleures (peut-être les plus représentatives ? Chez nous on garde environ un dessin par an par enfant qui finit dans leur valise à souvenirs, dont ils feront ce qu’ils veulent plus tard), prendre des photos de celles qui vous/leur plaisent le plus pour garder une trace de leur travail… Mais en vérité il n’y a pas 36 solutions : le meilleur moyen de ne pas s’encombrer, c’est d’arriver à s’en détacher et de les jeter ! Ce qui compte le plus, c’est l’action de créer, pas le résultat final ❤️ Allez, au boulot ! 💪

Photo : bricolage Elmer 🐘 très facile à faire avec un éléphant découpé dans du carton, de la colle, et des petits bouts de papier de soie colorés 👍

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C’est le dernier jour de cette semaine de défi desencombrement… Demain c’est dimanche, on se repose et on profite de ce qu’on a déjà réussi à faire ! Bravo à tout ceux qui ont participé 💪

[Post original]

minimalisme

Une semaine pour désencombrer – Jour 5 : les jouets

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Un sujet qui me passionne… Il y aurait tant à dire ! Mais pour aujourd’hui, on va se concentrer sur le thème de la semaine et je vais juste vous donner des astuces pour faire le tri dans les jouets de vos enfants.

Première chose : si vos enfants sont déjà grands, faites-les participer. Inutile de les traumatiser en enlevant du jour au lendemain des jeux auxquels ils sont peut-être plus attachés que ce que vous pensez. Expliquez leur votre démarche et montrez leur ce que vous avez déjà trié dans VOS affaires : c’est une histoire de famille ! Si vos enfants sont encore petits, n’hésitez pas à faire le tri pendant la sieste. Personnellement, quand on a commencé à se débarrasser du trop plein de jouets des enfants, on l’a fait sans leur demander leur avis (ils avaient 6 mois et 2 ans). Maintenant, on s’en occupe ensemble.

Vous pouvez jeter / donner :
– les jouets cassés
– ceux auxquels il manque des pièces
– les jeux auxquels vos enfants n’ont pas joué depuis plusieurs semaines / mois
– les jeux qu’ils ont en plusieurs exemplaires
– les jeux qui n’ont aucun intérêt et qui ne vous plaisent pas particulièrement (dans le cas où vous faites le tri pour vos petits enfants)
– les petites babioles récupérées des fast food et autre

Parfois on peut avoir tendance à vouloir garder des jouets pour de « mauvaises » raisons, par exemple :
– parce que ça vous plaît à VOUS alors que votre enfant n’y montre pas d’intérêt
– parce que vous vous dites que vos futurs enfants ou petits enfants auront peut-être envie d’y jouer
– parce que c’est quelqu’un qui vous l’a offert et que vous ne voulez pas lui faire de la peine
– parce que vous l’avez payé cher
Dans ces cas-là, je vous encourage à vous faire un peu violence et à passer outre 💪 (je sais que ce n’est pas facile)

Un piège commun avec les jouets, c’est de vouloir acheter de plus en plus de moyens de rangement pour tenter de minimiser le désordre, plutôt que de diminuer le nombre de jouets.

Rappelez-vous que peu de jouets = une maison rangée beaucoup plus rapidement (et facilement par vos enfants !). Les enfants s’émerveillent de tout et jouent avec un rien 🙂

Bien-sûr, pour éviter d’être à nouveau encombrés, ou d’empirer la situation, le plus important est de revoir ses habitudes d’achat… Particulièrement en ce qui concerne les anniversaires et les fêtes. (mais aussi les achats compulsifs au cours de l’année, alléchés par une offre spéciale par exemple…) Et en changeant vos habitudes, vous aurez les moyens d’investir dans des jouets de meilleure qualité–tout le monde y gagne ! Ne vous découragez pas, continuez d’expliquer votre démarche à vos proches et à vous rappelez pourquoi vous faites ça, et petit à petit, vous verrez du changement !

C’est très très condensé, mais vous avez un point de départ pour vous lancer… Alors c’est parti ! Et si le sujet vous intéresse, surveillez mon blog le mois prochain… J’aurai l’honneur d’avoir un post invité de quelqu’un qui s’y connaît très bien et qui aura plein de réflexions à vous partager ! ❤️
(PS : reste environ une semaine pour le défi sans jouet, je vous ai fait des petits bilans semaine après semaine sur Instagram mais je n’oublierai pas de venir faire un bilan général ici :))