minimalisme, Noël

Calendrier de l’avent minimaliste – activités en famille

C’est déjà bientôt Noël ! Vous y croyez vous ? Bon d’accord, c’est pas tout de suite tout de suite, mais ce sera bientôt le moment de commencer à organiser cette jolie période de l’année ❤ Chez nous, ça fait quelques années qu’on a abandonné le calendrier de l’avent classique au chocolat ou aux playmobils pour le remplacer par un calendrier de l’avent d’activités en famille. Et tout le monde est fan !

C’est la première fois cette année que les enfants ont exprimé des souvenirs des activités qu’on avait faites l’année dernière, et ils l’ont fait avec tellement de joie et d’anticipation pour ce qu’on va faire cette année que ça m’a mis du baume au cœur… C’est vrai que ça demande un peu de préparation, mais ce sont de beaux souvenirs qu’on créé tous ensemble, et qui resteront !

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Bien-sûr, à chaque famille d’adapter les activités selon son emploi du temps et ses capacités… Ici on se prépare à accueillir un nouveau bébé début Décembre. J’ai donc prévu moins de sorties et j’ai pensé à ce qui était concrètement réalisable avec 5 petits enfants et une maman qui récupère d’un accouchement ^^

Quelques-unes de ces activités seront peut-être remplacées d’ici un mois ou deux selon ce qui sera prévu dans notre ville. Par exemple, si un parc organise un événement spécial pour Noël, selon la date, on remplacera l’activité que j’ai écrite par une visite dans ce parc. Comme je m’y prends un peu tôt (^^), on n’a pas encore les dates des événements prévus cette année… C’est donc une liste provisoire, mais qui j’espère vous donnera déjà quelques idées si vous souhaitez mettre ça en place chez vous 🙂

 

  • Jour 1 : Décorer le sapin
  • Jour 2 : Prendre un chocolat chaud en ville avec tita
    • Ma soeur sera là du 30 novembre au 3 décembre alors on va profiter d’elle ! Les garçons seront ravis de sortir et moi je pourrai me reposer avec le bébé (en espérant qu’il soit né d’ici-là, hahaha)
  • Jour 3 : Veiller après le dîner pour regarder ensemble « The greatest showman » en famille
  • Jour 4 : Installer la maison de pain d’épice en feutrine et fabriquer des décorations
    • D’habitude, je prépare un grand sapin et des décorations en feutrine que les enfants peuvent accrocher et échanger à l’infini (la feutrine accroche sur la feutrine)… Mais cette année j’ai simplement acheté une maison de pain d’épice toute faite. Elle vient déjà avec quelques décorations, mais l’idée ce serait que les enfants en fabriquent d’autres avec la feutrine qu’on a à la maison 🙂

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  • Jour 5 : Choisir une nouvelle décoration pour le sapin
    • Petite tradition familiale : on achète une (seule) décoration pour le sapin tous les ans, et on inscrit l’année dessus. On a commencé en 2011 après notre mariage, et on voudrait que ça dure… Et quand on sera vieux, on aura un sapin de Noël entièrement décoré de souvenirs 🙂
  • Jour 6 : Faire une fondue au chocolat pour le dîner
  • Jour 7 : Aller un marché de Noël
  • Jour 8 : Faire des coloriages de Noël
    • Je sais pas pourquoi mes enfants sont à fond sur les coloriages… Mais je sais que ça va leur plaire ! Encore une fois, à vous d’adapter les activités selon ce vous et vos enfants aimez faire 🙂
  • Jour 9 : Apporter des biscuits de Noël à l’église
  • Jour 10 : Journée pyjama !
    • Le top de la flemmardise et de la facilité et la joie des enfants, que demander de plus ?

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  • Jour 11 : Lire des contes de Noël
    • Pour cette activité, je m’y prends un peu à l’avance en allant emprunter plein de livres de Noël à la bibliothèque… Je les cache, et je les sors tous en même temps ce jour-là !
  • Jour 12 : Faire un loto de Noël
    • On peut le faire soi-même, mais encore une fois j’ai choisi la facilité et j’ai téléchargé le loto ici. Ne restera plus qu’à l’imprimer et le préparer la veille.
  • Jour 13 : Envoyer des cartes de Noël aux grand-parents

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  • Jour 14 : Prendre un goûter festif
    • Un classique… Pour nous ce sera certainement un grand chocolat chaud à la chantilly avec des marshmallow et des biscuits au chocolat. Quitte à prendre des calories…!
  • Jour 15 : Faire une petite balade à la tombée de la nuit
  • Jour 16 : Après-midi dessins animés et pop corn !
    • Je vous ai dit que j’avais prévu du facile 😀
  • Jour 17 : Fabriquer et décorer une guirlande en papier
  • Jour 18 : Prendre un bain spécial Noël
    • Pour ça j’achète à l’avance une boule de bain aux couleurs et senteurs de Noël (je prends les nôtres chez Lush) et on mettra une musique de Noël pendant leur bain 🙂
  • Jour 19 : Faire une vidéo de nos meilleurs souvenirs de l’année
  • Jour 20 : Dormir tous ensemble au pied du sapin
    • Encore une tradition familiale qui n’est pas prête de s’arrêter, et le meilleur souvenir des enfants !

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  • Jour 21 : Emballer les cadeaux
    • Non nos enfants ne croient pas au père Noël.
  • Jour 22 : Préparer du jus de pomme épicé et des sablés
  • Jour 23 : Journée anniversaire ! Préparer un repas de Noël avec Ben et Naomi
    • On fêtera l’anniversaire de Mat et d’Ezra 🙂
  • Jour 24 : Accrocher les Christmas stockings
    • Ce sont ces grosses chaussettes de Noël dans lesquelles on met des petits extras en plus des cadeaux principaux – l’alternative anglaise aux chaussures au pied du sapin !

 

Voilà pour nous ! Qu’est-ce que j’ai hâte 🙂 Je partagerai chaque jour notre activité familiale sur mon compte instagram. Joignez-vous à nous ! (toutes les photos dans cet article datent de notre calendrier de l’avent de 2017)

Si vous avez d’autres bonnes idées, n’hésitez pas à les partager, je suis sûre que ça pourra servir à d’autres familles en manque d’inspiration !

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Trois mois en Angleterre – réponses à vos questions

Il y a trois mois (et demi), on embarquait sur le ferry pour une nouvelle vie en Angleterre ! Pour l’occasion, vous m’avez posé des questions auxquelles j’ai essayé de répondre de manière claire et concise. J’ai dû sélectionner seulement une petite poignée de questions, mais merci à tous ceux qui ont participé !

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J’adore ces petites rues anglaises

 

  • Quel est le coût de la vie par rapport à la France ?

Comme en France, ça dépend grandement des régions où on habite… Mais globalement, les loyers sont plus élevés (et les maisons plus petites), mais la nourriture coûte moins cher (mais ce n’est pas la même qualité ^^)

  • Comment la scolarité en Angleterre diffère de celle en France ?

Les enfants commencent l’école l’année de leurs 5 ans, d’abord en « reception » puis en « year 1 » etc, et font toute l’école primaire jusqu’en « year 6 ». Les journées d’école sont plus courtes ; elles varient d’une école à une autre mais tournent autour de 9h-15h30. Les enfants n’ont qu’une semaine de vacances à chaque fois, sauf à Noël où ils en ont deux. Ils finissent les cours fin Juillet et reprennent entre fin Août et début Septembre. Et surtout, tout le monde doit porter un uniforme !

  • Et l’IEF (Instruction En Famille) ?

L’éducation est obligatoire à partir de l’année des 5 ans mais il n’y a pas obligation de déclarer l’IEF, à moins que l’enfant en question ait été scolarisé auparavant auquel cas l’établissement auquel il était rattaché fait automatiquement une déclaration pour la famille. Cette déclaration se fait au « Learning Authority » (LA) du département. Le LA n’a pas le droit de s’imposer dans la maison de la famille mais peut demander un compte rendu par an, par mail ou courrier. Il n’y a aucune obligation à suivre un programme et le niveau des enfants en IEF ne peut pas être comparé à celui de leurs camarades scolarisés. Ça ne veut pas dire que tout est tout rose, parce que certains LA abusent de leur « pouvoir » en mettant la pression aux familles non-scolarisées, mais légalement, il n’y a rien qu’ils puissent faire tant que la condition de base est remplie (un compte-rendu annuel si déclaration il y a) et qu’il n’y a pas suspicion de maltraitance ou négligence.

  • Comment fonctionne le système de santé britannique ?

Tous les soins médicaux (ou presque) sont pris en charge par le NHS (National Health Service). Les visites chez le docteur et la grande majorité des prises en charge à l’hôpital sont donc gratuites pour les patients. Les enfants, les femmes enceintes (jusqu’au premier anniversaire de leur bébé), les personnes âgées, et les personnes qui reçoivent des aides ont également accès aux médicaments gratuits (sinon il faut payer), et à d’autres extras comme des lunettes de vue sans frais (si nécessaire bien-sûr). Pour prendre rendez-vous chez le docteur, il faut appeler le matin dès l’ouverture et espérer très fort qu’il reste de la place… Pour les urgences non urgentes (conseil médical, petite inquiétude, maladie du week-end, …), il existe un numéro qui permet de rediriger les patients vers le service approprié ou de les mettre en contact avec un docteur (pour les curieux, c’est le 111).

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On a justement eu l’occasion de tester les soins hospitaliers récemment puisqu’Ezra s’est légèrement ouvert la tête… (Il va bien)
  • Le maternage est-il plus courant en Angleterre ?

Oui. Tous les types d’éducation alternative sont plus courants ici.

  • Est-il vrai que les gens sont plus libres niveau style vestimentaire ? (plus de styles différents, moins de jugements ?)

Carrément ! D’ailleurs, quand on est rentrés en France il y a deux ans et demi, une de nos premières réactions a été de nous dire « ben mince alors, tout le monde est habillé pareil… » Ici, chacun s’habille comme il veut, et personne ne fait attention au style de l’autre. On trouve beaucoup plus d’excentricités !

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Parfait pour nous qui aimons les tenues riches en couleurs ^^
  • Pas trop dur d’être loin de la famille ?

Si un peu… Mais on va continuer à se voir régulièrement même si moins souvent. Et on reste en contact grâce à Whatsapp 🙂

  • Qu’est-ce qui vous manque le plus en France ?

La famille et les amis bien-sûr, mais aussi la nourriture ^^

  • Les enfants évoquent-ils des manques ?

Ils mentionnent leurs anciens copains de temps en temps, mais toujours coupé d’un « mais j’ai d’autres copains ici aussi »… Et ils font parfois des comparaisons amusantes, par exemple en jouant au restaurant, Ezra va commander des quenelles (ça n’existe pas ici) et William va lui répondre « C’est pas possible, notre restaurant est en Angleterre… mais je peux te donner du cheddar ! » (le fromage le plus courant ^^)

  • Qu’est-ce qu’on vous dit le plus souvent quand on apprend que vous êtes français ?

« Mais pourquoi vous êtes partis ??? » La plupart des anglais pensent que la France est un pays magnifique où il fait soleil tout le temps et où tout le monde se prélasse au restaurant, avec une silhouette parfaitement longiligne sans faire d’effort ^^

La deuxième réponse la plus courante : « Oh, je suis allé à Paris il y a 5 ans… » suivi d’une conversation sur la ville de Paris (qu’on ne connait pas).

Comment vous gérez les deux langues ? (Quelle langue parlez-vous à la maison ?)

On parle français à la maison, sauf quand on lit des livres en anglais ou qu’on reçoit des invités anglais bien-sûr… Les enfants entre eux se parlent de plus en plus souvent en anglais. Leur anglais n’est pas parfait mais ils se débrouillent très bien. Noé (qui ne parlait pas du tout la langue avant de déménager) a fait d’énormes progrès depuis qu’il va chez une nounou trois demi-journées par semaine – justement pour l’encourager à développer son anglais. Eden apprend les deux langues en même temps. A l’extérieur (avec les autres) tout le monde parle anglais, sauf quand on est chez nos amis français 🙂

  •  Fait-il vraiment plus froid en Angleterre ? Est-il vrai qu’il pleut tout le temps ?

Oh oui ! Surtout quand on vient du sud de la France… On s’est amusés à comparer les températures entre notre ancienne ville et notre ville actuelle, et il y a en moyenne entre 10 et 15°C de différence toute l’année ! Par contre, la pluie tout le temps, c’est un mythe… Il pleut peut-être plus souvent qu’en France, mais il ne faut rien exagérer. Ce qui est vrai, c’est qu’on a plus souvent un ciel gris et nuageux que du soleil.

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Ça ne veut pas dire qu’il ne pleut jamais non plus ^^ (mais c’est rarement des grosses pluies !)
  • Mangez-vous vraiment différemment ?

Oui ! Il y a quelques plats typiquement anglais qu’on retrouve avec plaisir (le pain à l’ail et les fish&chips, par exemple), mais sinon il faut reconnaître que c’est moins intéressant gustativement qu’en France… On mange moins varié et il y a plus de mauvaises choses en vente que de bonnes. Il y a certains plats qu’on ne peut plus faire car les ingrédients manquent ici (par exemple les raclettes, les gratins de ravioles, …). On a un site de référence sur lequel on commandait de la nourriture française à l’époque quand on avait un coup de blues, mais ça coûte très cher, alors on se le réserve une à deux fois par an pour les moments où on en a vraiment envie. Et nos familles nous rapportent toujours quelques petits trucs de France quand ils viennent nous rendre visite 🙂

 

J’espère que cette petite FAQ vous a plu 🙂
minimalisme

Chère famille, ne gâtez pas trop nos enfants

Cher papa, chère maman, (cher(e) beau-papa, belle-maman, tonton, tata, etc.)

On sait. Vous aimez nos enfants. Normal, ce sont vos petits-enfants après tout. Ils font entièrement partie de votre famille et de votre descendance. Vous en êtes fiers. Vous avez envie de les voir heureux, de leur faire plaisir.

Mais s’il-vous-plait, ne leur offrez pas plein de jouets pour les fêtes.

Vous voyez, on a ce rêve un peu fou de leur apprendre à grandir loin de la surconsommation qui nous inonde. Vous pouvez ricaner dans votre barbe, murmurer tout bas qu’on vit dans le monde des bisounours… Mais ce n’est pas un rêve si fou que ça ; certains le font déjà. Et ceux qui élèvent leurs enfants dans cette dynamique minimaliste en voient les bénéfices au quotidien : des enfants plus concentrés et tournés vers les autres, une imagination plus développée, une maison moins encombrée, du temps gagné en famille, … (et d’autres !)

Nous aussi, on veut ça pour notre famille.

Oh, ne croyez pas qu’on veut priver nos enfants de la joie de recevoir des cadeaux ou de l’amour de ceux qui les entourent ; loin de là ! En fait, l’idée du minimalisme, ce n’est pas de consommer le moins possible, mais de consommer mieux. Mieux !

On ne veut pas de jouet en plastique achetés en promo chez Carrefour ; vous voyez de quoi on parle, ces jouets qui font de la musique et qui explosent de lumières, dont les piles ne seront jamais remplacées et qui finiront au grenier. On sait que pour le prix, vous pourriez en acheter une dizaine. On sait que c’est tentant. Il n’y a qu’à voir ce qu’en dit l’emballage, le cadeau dont tout le monde rêve !

Mais pas nous.

A la place, pour le même budget, vous pourriez offrir un seul cadeau, un jeu qui durerait des années, un jeu qui vaudrait VRAIMENT le coup, qui ne serait pas oublié. Loin du consumérisme et des pubs qui veulent nous vendre du prémâché jetable.

Ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas d’idées, c’est normal, on trouve rarement ce genre de jeux dans les grands magasins. On a une petite liste qu’on peut vous faire parvenir, pour que vous puissiez choisir ce qui vous plait le plus parmi nos choix. On y a passé beaucoup de temps. On voulait que ce soit parfaitement adapté à nos enfants et à notre démarche de mieux consommer.

On sait, c’est un peu cher, c’est vrai. Mais vraiment, on insiste, on aimerait réduire le nombre de cadeaux cette année. Et on a besoin de vous pour y arriver. On est persuadés que tous ensemble, on peut offrir à cette nouvelle génération une expérience différente de l’enfance… et qu’ils n’en seront que plus heureux. Faites-le pour eux… Et pour nous aussi. Faites-le pour nous soutenir dans notre rôle de parents, dans les valeurs qui nous sont importantes. Essayons, et observons le résultat ensemble !

On y tient vraiment, nous, à cette démarche minimaliste. Peut-être que vous ne comprendrez pas tout de suite, mais faites-nous confiance. On essaie de limiter les achats de tous les côtés et de faire du tri dans ce qu’on a déjà ; c’est fou ce qu’on accumule vite, vous ne trouvez pas ? On a sincèrement envie de profiter ce que vous offrez à notre famille, parce qu’on sait que ça vient du cœur. Mais on ne pourra pas garder éternellement les jouets dont ils risquent de se lasser, ceux qui s’abîment trop vite ou qui ne sont pas de bonne qualité. C’est tellement encombrant ! Par contre, soyez sûrs qu’on prendra soin de ceux qui respectent nos belles idées (même si vous les trouvez parfois un peu farfelues).

Si vraiment vous n’y tenez plus et que vous voulez gâter nos jolies têtes brunes, pas de stress : vous avez encore plein de façons de le faire !

Le mieux pour eux, ça reste les expériences : un concert, un cinéma, un restaurant en tête-à-tête, une sortie d’accrobranche, … Ce qui est top, c’est que vous en profitez aussi ! Les plus beaux cadeaux que vous puissiez leur offrir, ce sont ces souvenirs de bonheur avec vous. Et puis comme ça, on fait durer les fêtes…

Oh, et les activités extra-scolaires ! Un cadeau qui revient toutes les semaines 🙂 Au fil des années, on espère que nos enfants pourront dire, reconnaissants, que c’est grâce à papi et mamie qu’ils ont appris à manier l’arc, ou à jouer du piano, … C’est ça aussi consommer différemment, leur transmettre des valeurs qui vont au-delà du simple remerciement de circonstance le jour J.

Une autre idée, ce sont les cadeaux éphémères : du matériel de bricolage par exemple, ou bien une friandise spéciale dont ils raffolent, bref : quelque chose qui leur fera plaisir mais qui n’encombrera pas notre petit nid douillet.

Ou encore quelque chose pour décorer ou meubler leur chambre. Attention hein, pas de la déco de Foir’Bazar-tout-à-1€, non, vous avez compris, l’idée c’est justement de s’éloigner du « cheap » pour investir dans des objets de meilleure qualité. Un nouveau lit cabane pour la petite dernière ? Un beau cadre pour accrocher au-dessus du lit des moyens ?

Et sinon, il y a toujours les cadeaux utiles, les choses dont on manque pour de vrai. On ne parle pas d’une énième paire de chaussures, mais un nouveau manteau pour le grand qui grandit trop vite, ou une couverture pour remplacer celle qui a 20 ans, c’est super aussi. C’est peut-être moins rigolo, mais ça sert !

Vous voyez, il n’y a pas de quoi hurler ou se moquer : il n’a jamais été question de priver qui que ce soit.

Cette année, on s’engage à acheter mieux pour des fêtes plus en accord avec nos principes. On espère pouvoir compter sur vous !

Merci pour tout l’amour que vous témoignez à nos enfants ❤

Bisous,

Nous !

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Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Accoucher à domicile, France vs Angleterre

Sur mes quatre enfants, il n’y a qu’Eden qui est née à la maison (et en France !), mais j’ai été suivie pour un AAD (Accouchement A Domicile) pour les trois garçons en Angleterre, et je le suis à nouveau pour cette grossesse. C’est parti pour un comparatif !

(NB : ce comparatif se base sur ma propre expérience ; les informations données ne sont peut-être pas exactes ni dans toute la France, ni dans toute l’Angleterre, mais elles le sont dans les régions dans lesquelles on a vécues. N’hésitez pas à partager votre témoignage si vous êtes concernée !)

Le suivi de grossesse :

  • En France :
    • Très médicalisé ! J’ai été surprise de toutes les prises de sang à faire, tous les examens, les RDV fréquents, le nombre d’échographies, la visite avec l’anesthésiste… Les RDV se font dans le cabinet de la sage-femme, sauf les quelques derniers qui sont à notre domicile.
    • Il existe peu de sage-femmes qui pratiquent les AAD, et pour les connaître, ça marche souvent au bouche à oreille. C’est la même qui assure tout le suivi. La mienne travaillait en équipe avec une collègue, notamment pour assurer une présence le jour J si elle n’était pas disponible.
    • Les sage-femmes indépendantes ne sont pour la plupart pas assurées pour pratiquer les AAD (à cause du prix !) et prennent donc en général peu de risque.
    • Les futures mamans s’arrêtent souvent de travailler au cours de la grossesse, soit en commençant leur congé maternité, soit en demandant un congé pathologique.
    • Les cours de préparation à la naissance sont très courant et il y en existe plein de sortes !

 

  • En Angleterre :
    • Au contraire, très peu de suivi, surtout quand il s’agit d’un 2ème bébé (ou plus). Pour tout vous dire, j’en suis à 31 semaines, et je n’ai eu que deux RDV avec ma sage-femme ^^ Tous se passent au domicile de la future maman.
    • L’AAD est souvent proposé aux futures mamans dont les grossesses se passent bien (chez nous ils font vraiment un effort pour essayer de promouvoir les naissances à domicile).
    • Il n’y a que deux échographies programmées (à 12 et 20 sa), et beaucoup moins de tests de routine (je n’avais personnellement jamais été testée pour la toxoplasmose en trois grossesses par exemple). Pas de RDV avec un anesthésiste non plus.
    • La plupart des villes ont une équipe de « community midwives » (sage-femmes de communauté) rattachée à l’hôpital le plus proche, qui s’occupe justement de suivre les femmes qui souhaitent accoucher chez elle. Dans ma ville, elles sont une douzaine. C’est aussi la même sage-femme qui assure tout le suivi de grossesse, mais comme il y a toute une équipe, on peut toujours demander à en changer si le courant ne passe pas.
    • Les sage-femmes sont employées par le NHS (« National Health Service », le système de santé anglais) et donc ne peuvent pas refuser d’accompagner les futures mamans qui ont ce projet d’AAD, même lorsqu’il y a des complications.
    • Les futures mamans travaillent jusqu’au jour J (ou presque) ; le congé pathologique est rare et souvent uniquement accordé en cas de problème avéré.
    • Les cours de préparation à l’accouchement proposés par le NHS se résume à 1h ou 2 dans une grande salle avec plein de futurs parents pour parler de l’accouchement. Sinon, on peut payer (cher) pour assister à de très bons cours, proposés par le NCT (National Childbirth Trust).

 

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30 semaines, bébé 5

 

L’accouchement :

  • En France :
    • La future maman fournit le matériel pour l’accouchement : alèses, etc, selon une liste donnée par la sage-femme.
    • La sage-femme (qui se déplace souvent sur une distance assez longue) arrive le jour J quand on lui demande de venir (un peu tôt dans mon cas, oups).
    • Elle reste quelques temps après la naissance pour vérifier que tout se passe bien.
    • Coût total d’un AAD : entre 200 et 1000€ environ (ça varie énormément selon les régions…)

 

  • En Angleterre :
    • Dans certaines régions, ce sont les sage-femmes qui amènent le matériel ; dans d’autres, c’est la future maman qui le fournit. Dans tous les cas, les sage-femmes ont avec elle du protoxyde d’azote (gaz hilarant) à disposition pour l’accouchement.
    • Le jour J, ce n’est pas forcément la sage-femme qui a fait le suivi de grossesse qui est présente : tout dépend de si elle est « on call » ce jour-là ou pas ! Puisqu’elles sont une équipe, elles peuvent être appelées à tout moment lorsqu’elles sont de garde et sont bien-sûr obligées d’aller se reposer entre deux journées de travail. Par contre, on a plusieurs opportunités pendant la grossesse de rencontrer toute l’équipe de « community midwives », et on peut toujours demander une sage-femme en particulier (ou en refuser une autre).
    • La sage-femme envoyée par l’équipe arrive et reste ou non en fonction de l’avancement du travail (qu’elle juge souvent simplement selon comment la maman gère…)
    • Lorsque la sage-femme présente pense que le moment fatidique approche, elle appelle une seconde sage-femme : elles sont deux pour l’expulsion du bébé et du placenta.
    • Elles restent ensuite environ 2h après la naissance, également pour vérifier que tout va bien.
    • Coût : 0€, tout est payé par le NHS.
Eden
Eden, un jour

L’après-accouchement :

  • En France :
    • La sage-femme revient dans les 48h et assure le suivi la première semaine (et le premier mois, me semble-t-il…) Puis c’est aux parents de choisir un suivi pour leur bébé (médecin traitant, pédiatre, PMI, rien du tout, …)
    • Les cours de rééducation du périnée sont fortement recommandés (et tout le monde s’étouffe en apprenant que je n’en ai jamais fait pour les trois premiers).

 

  • En Angleterre :
    • La sage-femme qui a assuré le suivi de grossesse (qui est parfois la même que celle présente à l’accouchement, parfois non) assure aussi le suivi post accouchement, toujours à la maison. Niveau fréquence, c’est similaire à la France, mais c’est pendant les six premières semaines. Ensuite le relai est passé à un « health visitor » qui vient à la maison les premiers mois.
    • La rééducation du périnée, ça n’existe pas ! Ou plutôt, on en entend parler vaguement par la sage-femme qui mentionne énigmatiquement « n’oubliez pas de travailler votre périnée », et puis c’est tout, plus personne n’en reparle jamais.

 

Personnellement, je préfère le suivi anglais, mais j’ai la chance d’avoir eu des grossesses relativement sans encombre et j’aime bien être laissée tranquille… Donc le suivi très médicalisé français, j’ai eu du mal à m’y faire. Je reviendrai vous raconter la naissance de bébé 5, en espérant qu’il naisse à la maison comme sa grande sœur ! ❤

minimalisme

Le défi sans jouet – le bilan !

Ça fait déjà un mois que je nous ai lancé le défi d’écarter tous les jouets de la maison, histoire de voir si les enfants trouvaient quand-même de quoi s’amuser. J’étais persuadée que oui, puisque nos enfants ont déjà très peu de jouets et qu’on voit tous les jours les bienfaits du minimalisme à ce niveau, mais je voulais pousser l’expérience à l’extrême. J’avais précisé que je ressortirais les jeux réclamés par les enfants, et que je reviendrais vous dire lesquels auraient retrouvé leur place dans notre salon.

Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan !

 

Première semaine

Jouets rendus :

– Ozobot, le petit robot programmable (que William venait tout juste de recevoir pour son anniversaire)

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– Le jeu de société « Gagne ton papa », un super jeu de logique et de géométrie

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– Un grand drap de soie Sarah’s silk (qui sert de déguisement, couverture, toit pour une cabane, …)

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Observations :

Les enfants ont demandé ces jouets-là en particulier, mais n’ont pas du tout mentionné que les jouets avaient disparu : l’ont-ils seulement remarqué ?

On a beaucoup été jouer dehors, notamment au parc (enfin, auX parcS, puisqu’on en a profité pour en explorer des nouveaux). On a aussi beaucoup été à la bibliothèque, à des groupes pour enfants, et à des rencontres avec d’autres familles, bref : on a finalement été relativement peu à la maison.

 

Deuxième semaine

Jouets rendus :

– L’arc-en-ciel Grimms, en toute fin de semaine.

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Cherchez pas le même, c’est une édition limitée (« Gwawr », pour Babipur)

 

Observations :

On est encore beaucoup sortis cette semaine, mais pas tant que ça à l’extérieur puisque le temps s’y prêtait moins.

Les enfants ont passé la grande majorité de leur temps à faire du dessin ou d’autres activités artistiques, et à lire (pas étonnant, vu la quantité de livres de bibliothèques qu’on a amassée ^^).

Quand ils ont joué ensemble aux jeux ressortis (ce qui n’était même pas tous les jours), ils y ont passé vraiment beaucoup de temps.

 

Troisième semaine

Jouets rendus :

– Aucun !

Observations :

Les enfants ont énormément joué à faire semblant, un peu avec les jouets ressortis (notamment la grande cape de soie), un peu avec les objets du quotidien (coussins, verres en plastique, …), beaucoup avec rien d’autre que leur imagination.

Note importante : quand on a reçu des enfants à la maison (plusieurs fois cette semaine-là), eux avaient beaucoup de mal à trouver de quoi s’occuper ! C’est la première fois qu’on voyait aussi nettement une différence entre nos enfants (habitués à jouer avec pas grand-chose), et ceux des autres (qui ont sans doute beaucoup plus de jeux à la maison). On a donc dû être un peu plus présents que d’habitude avec les enfants des autres pour les aider à trouver des choses intéressantes à faire. William, Ezra, et Noé (et Eden, mais elle est encore petite et joue plus souvent seule…) n’ont pas eu l’air de remarquer cette différence.

Petit échange entre William et une copine :

W : On joue au restaurant !

Sa copine : Ok ! Elle est où ta cuisine ?

W : Là ! (en montrant le canapé)

Sa copine (regarde le canapé, confuse…) : Mais… Ils sont où tes jouets de cuisine pour jouer au restaurant ?

W (fait tourner sa main dans le vide, puis met ses mains côte-à-côte comme pour présenter un plat) : Voilà, c’est prêt ! Tu veux goûter ?

(Après quelques minutes, sa copine s’est prêtée au jeu et ils ont passé un bon moment à cuisiner des tartes épinards-cailloux-fromage et des desserts orange-patate-poivron.)

 

Quatrième et dernière semaine :

Jouets rendus :

– La Wobbel board (je vous en parle en détails ici)

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– L’escalier à compter Grimms (j’avoue, un de mes jeux préférés… Mais il faut dire que tous ceux qu’on a, je les aime d’amour <3)

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Observations :

Bien que les enfants aient continué à jouer avec plaisir aux jouets ressortis durant le mois, ils ont passé beaucoup plus de temps à faire autre chose : faire semblant, jouer dehors, lire, dessiner, raconter des histoires, voir des copains, … Et leurs jouets préférés restent les objets du quotidien !

 

Alors, que va devenir notre petite pile de jouets dans tout ça ?…

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Les seuls jouets des enfants avant le défi

Comme je l’avais précisé dans le premier post, on n’a pas l’intention de tout virer pour toujours ; ils vont donc regagner leur place dans le salon dès demain. Mais on va tout-de-même en profiter pour faire un tout petit tri (tout petit, parce qu’on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup à trier !)

Pas d’inquiétude, aucun enfant n’a été traumatisé pendant ce dernier mois 😉 Le défi n’aura pas été  zéro jouet puisque six ont été rendus, mais on peut dire que ça aura prouvé que les enfants n’ont vraiment pas besoin de beaucoup pour être heureux – et peut-être aussi qu’ils sont plus aptes à jouer avec un rien lorsqu’ils en ont l’habitude… Mais de notre humble expérience, tous les enfants sont capables de développer suffisamment leur imagination pour s’amuser avec peu… Même s’il faut les accompagner au début 🙂

Si vous êtes intéressés par les jouets qu’on a gardés (parce que je suis persuadée que la qualité des jouets qu’on a joue aussi beaucoup !), j’ai commencé une petite série de photos #lesjouetsdesweiner sur mon compte Instagram pour vous en parler plus en détails 🙂

 

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Rejoignez-nous donc 🙂

(Images prises sur les sites internets des marques des jouets concernées)

Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Il ne s’appelle Nino (changement de prénom tardif)

Ça fait presque un an qu’on a annoncé officiellement que notre fils changeait de prénom. De Nino, il est devenu Noé. Sur le post où je vous en parlais, je précisais que je ne donnerais pas de détails sur les raisons qui nous ont poussées à faire ce changement. Malgré tout, je continue à recevoir régulièrement des messages de personnes qui insistent en me demandant d’en dire plus.

Attention, vous êtes prêts ? Je vais crever l’abcès.

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Moi à 39 SA

 

NON, je n’ai pas prévu de vous dévoiler pourquoi notre fils a changé de prénom alors qu’il avait déjà deux ans. Comme je l’ai déjà dit, c’est son histoire. C’est un détail qui lui appartient et qu’on veut qu’il soit libre de partager (ou non) plus tard.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est simplement pour témoigner qu’il n’y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire 🙂 Pour dire qu’effectivement, ça reste un détail.

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Notre troisième fils est né le 14 Juin 2015. On a choisi de l’appeler Nino. Comme le veut la loi anglaise, on a déclaré son prénom dans les six premières semaines de sa naissance.

C’était un bébé très calme et qui s’est intégré à notre famille comme s’il avait toujours été là.

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On a eu la joie de le regarder grandir et de l’accompagner dans ses apprentissages. On a vu la relation entre lui et ses frères se développer. Et en Janvier 2017, il est même devenu grand frère, et un grand frère très attentionné. Petit à petit, on a appris à le connaître. On a choyé ses forces et ses victoires. Il savait faire craquer (et rire !) son entourage ! Bref, c’était loin d’être un enfant malheureux 🙂

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Et puis en Octobre 2017, après des semaines et des mois de réflexion (non, changer le prénom d’un enfant de deux ans ne se fait pas sur un coup de tête :)), on a commencé à l’appeler Noé. Ça n’a pas été difficile, parce qu’on avait simplement l’impression de lui rendre son identité complète. Ça ne l’a pas traumatisé.

Pour la petite histoire, lorsqu’on a dit aux grands frères que Nino allait maintenant s’appeler Noé, ils ont répondu « D’accord », puis « On peut retourner jouer ? »

 

Noé lui-même a très vite repris les personnes qui se trompaient en l’appelant. Pas méchamment, à peine en levant la tête, il précisait : « C’est Loé ! » et c’était la fin de l’histoire. Un détail, je vous dis.

Un détail, parce qu’il a été amené avec amour, parce qu’on a pris en compte notre fils, et parce qu’on a été très bien accompagnés.

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En quelques jours à peine, Noé était devenu SON prénom, et dans la maison, il n’y avait plus d’erreurs. D’ailleurs, quand on entendait des gens qu’on n’avait pas vu depuis longtemps l’appeler Nino, ça nous faisait tout bizarre, comme si on avait oublié qu’un jour il avait porté ce prénom !

Une anecdote sur le sujet : on avait décidé avec Mat qu’on annoncerait officiellement le changement à tous ceux qui n’étaient pas encore au courant le lendemain de Noël. Nos familles et amis le savaient déjà, bien-sûr. Pour marquer l’officialisation de la chose, on a offert à Noé un livre spécial dans lequel on a écrit un petit mot. C’est Ezra qui m’a aidé à emballer son cadeau. Quand je lui ai expliqué que c’était un livre pour se souvenir que son frère changeait officiellement de prénom, Ezra m’a demandé, confus : « Mais… Il s’appelait comment avant ? » Pourtant, ça faisait à peine quelques semaines qu’on leur avait tout expliqué !

 

Encore une petite anecdote : en préparant notre départ en Angleterre, alors qu’on regroupait les passeports de toute la famille pour passer la douane, William s’est mis a les ouvrir un par un pour regarder nos photos. En ouvrant celui de Noé, il a lu à voix haute : « Nino Elijah Weiner ». Il a marqué une pause, étonné… S’est tourné vers Noé, et lui a dit : « Wahou, tu te souviens quand tu t’appelais Nino ? » Ce à quoi Noé a souri et a répondu « Eh oui » avant de regarder la photo de lui bébé, puis celle de son frère, et de lui demander : « Et sur ton passeport y a écrit quoi ? » Voilà, c’est tout. C’est à quel point il est traumatisé.

Pour autant, on n’en a jamais voulu à ceux pour qui ça a pris plus de temps… Ceux qui vivaient proches de nous s’y sont fait très vite, mais pour d’autres, ça a été plus compliqué. Il faut dire que pas tout le monde n’était d’accord avec notre choix, ce qu’on comprenait tout-à-fait (et en même temps, on savait que c’était notre décision). Alors on n’a jamais été fâchés ou déçus que les gens se trompent parfois en appelant notre fils. Et Noé non plus. Il connait son histoire, il SAIT que Nino, c’était son prénom avant, et que son prénom maintenant, c’est Noé. Finalement, ce n’est pas bien compliqué.

Vous êtes nombreux à nous avoir souhaité bonne chance pour les changements de papiers officiels. On a cette chance qu’il soit né en Angleterre et que la loi soit assez souple sur le sujet. Les papiers sont en cours, c’est un peu long mais c’est très facile. De toute façon, pour nous, ça ne change absolument rien. On a trois fils : William, Ezra, et Noé. Point.

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Un an après, je peux vous dire qu’on ne regrette absolument pas notre décision.

Ce n’est pas parce qu’on ne souhaite pas partager publiquement les raisons de ce changement de prénom qu’il faut penser que c’est un secret de famille. Ça ne l’est pas. Nos proches sont au courant, et, plus important, LUI est au courant. Ce n’est pas et ça ne sera jamais un sujet tabou.

Quand notre fils était bébé, il était très souriant, gourmand, il aimait les câlins, il adorait la musique, et il s’appelait Nino.

Aujourd’hui, il est audacieux, drôle, attendrissant, il aime toujours autant la musique, et il s’appelle Noé.

C’est un garçon de trois ans bien dans sa peau et plein d’énergie et on ne pourrait pas l’aimer plus ❤

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Noé Elijah Weiner

Grossesse, accouchement, nouveaux-nés

Lettre à mon fils, 9 mois

(Publié pour la première fois le 14/09/2014 sur mon ancien blog, ces émotions me prennent toujours autant aux tripes et j’avais envie d’immortaliser ce texte en le partageant à nouveau ici. J’ai écrit cette lettre lors d’une psychothérapie qui m’a aidée à sortir de la dépression post-partum).
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Ezra, neuf mois

 

Ezra,

Je m’étais promis que je prendrais autant de photos de toi bébé que de William. J’étais sûre que je n’oublierais pas d’immortaliser toutes tes petites mimiques. Et nous voilà, tu as bientôt 9 mois… Et je n’ai pas tenu la promesse que je m’étais faite. Quand tu grandiras, est-ce que tu penseras que je ne t’aimais pas autant que ton frère ?

Ezra, tu es si calme, si sage, si agréable ; parfois, on pourrait presque oublier que tu es là. Tu attends, en silence, qu’on ait le temps de s’occuper de toi. Comme je culpabilise de ne pas être disponible pour toi autant que je l’ai été pour William…

Ce soir, tu portes un pyjama trop long. J’ai voulu prendre une taille un peu plus grande, cette fois. Tu sais pourquoi. Tu m’as entendu parler de l’armoire dans laquelle reposent tous les petits vêtements que tu n’as jamais mis. J’ai bien fait de t’acheter un pyjama trop grand ; demain, déjà, il sera trop petit. Tu grandis vite, beaucoup trop vite.

Ezra, quand tu as du mal à t’endormir le soir… Je te prends dans mes bras. Je te berce. Je te chante des berceuses. Je te câline. Il n’y a que toi et moi. Je profite de chaque seconde. Il m’arrive de pleurer, quand je pense à tout ça…

Quand je plonge mon nez dans les pliures de ton cou… Je sens ton odeur, l’odeur que tu avais quand tu es né. L’odeur qui me rappelle que tu es encore un bébé ; mon tout petit bébé. Ça sent bon, comme un parfum unique, indescriptible.

Quand je te berce… Je me sens tellement privilégiée. Que tu sois là, petit bonhomme, dans mes bras. Je retiens mes larmes. Je voudrais te serrer fort, fort, fort, pour que ce moment ne s’arrête jamais.

Quand je murmure dans ton oreille… Je pense toutes mes paroles. Tous les petits secrets, les petites prières, les petits mots doux. Est-ce que tu comprends ce que je te dis ? Est-ce que tu sais que je t’aime ?

Quand je glisse mes doigts dans tes cheveux, que je dépose un bisou dans le creux de ta joue, que je te souris, que nos regards se croisent, que je caresse ta main… Je pense à tous ces moments passés qui ne reviendront pas. Je pense à qui tu es. Je pense à toi.

Ezra, quand je te regarde… Je vois le petit garçon fragile et discret que tu es, mais aussi l’homme confiant que tu vas devenir. Et quand je te regarde, je ressens à la fois une fierté immense de savoir que tu es mon fils, et le déchirement de savoir qu’un jour, tu construiras ta vie loin de moi.

Peut-être qu’un jour tu liras ce texte, et tu sauras que je t’aime, autant qu’une mère peut aimer son enfant.

Ta maman.